Le Collectif des jeunes leaders guinéens (COLGUI) Massidi a organisé, vendredi 13 février 2026, une conférence de presse à la Maison de la presse, autour du thème : “Comment aider les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat et le développement personnel.
La rencontre a mobilisé plusieurs représentantes de groupements féminins de la capitale, venues échanger sur les mécanismes d’accompagnement et de structuration des initiatives économiques portées par les femmes.
Prenant la parole, Mme Siré Dione Condé, coordinatrice régionale des mouvements à Conakry, a axé son intervention sur la notion d’autonomisation féminine, qu’elle a présentée comme un levier concret de transformation sociale.
Selon elle, l’autonomisation ne doit plus être perçue comme un concept théorique, mais comme “l’alliance entre la compétence et la liberté”, reposant sur l’accès aux outils technologiques, financiers et organisationnels.
Poursuivant, elle a insisté sur la nécessité pour les femmes de développer un leadership adapté aux réalités contemporaines, fondé sur la solidarité et la transmission.
« Une véritable leader est celle qui laisse l’ascenseur redescendre après être montée », a-t-elle déclaré, appelant à la création d’un écosystème dans lequel chaque jeune fille puisse envisager l’entrepreneuriat comme une voie accessible.
Mme Condé a, à cette occasion, salué l’engagement de Mme Virginie Touré, directrice générale du Fonds d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat féminin, pour son accompagnement constant en faveur des initiatives économiques portées par les femmes.
Intervenant à son tour, Mme Touré a annoncé une nouvelle dynamique d’unification des principaux mouvements féminins de Conakry à travers la création d’un groupement d’intérêt économique (GIE).
L’objectif, a-t-elle expliqué, est de mutualiser les forces afin de mieux défendre les intérêts communs et faciliter l’accès aux financements.
« Il ne sert à rien d’avancer en ordre dispersé quand les problématiques sont les mêmes. L’union permet de devenir une force vive capable de dialoguer avec les institutions financières », a-t-elle indiqué.
Dans cette perspective, le Fonds prévoit d’accompagner les femmes dans la formalisation administrative de leur structure.
La première étape consistera, dit-elle, à faciliter l’obtention de la pièce d’identité biométrique, préalable à toute démarche officielle.
Une fois le GIE formalisé, ajoute la directrice générale du Fonds d’Appui à la promotion de l’entrepreneuriat féminin, des négociations pourront être engagées avec les institutions de microfinance et les banques afin de soutenir les projets structurants.
Les activités concernées couvrent plusieurs secteurs, notamment le commerce de fruits et légumes, la saponification, la teinture, les activités de marieuses et autres métiers générateurs de revenus.
L’enjeu, selon les organisatrices, est de professionnaliser ces initiatives afin d’en accroître l’impact économique et social.
En marge de cette rencontre, madame Virginie Touré a annoncé la construction prochaine d’un marché de gros de fruits et légumes à Coyah, destiné prioritairement aux femmes entrepreneures, pour un investissement estimé à 50 millions d’euros.
Mme Touré a relayé à ce sujet le message d’apaisement de la ministre Patricia Lama, évoquant une réponse aux frustrations suscitées par les opérations de déguerpissement.
Une rencontre avec les représentantes des groupements féminins est annoncée dans les prochains jours afin d’examiner leurs doléances déjà transmises aux autorités.
Alphadjo Diallo






