A l’approche du mois de Ramadan et du Carême chrétien, périodes marquées par une forte consommation, le ministère de l’Industrie et du Commerce a officialisé, le 16 février 2026, un protocole d’accord avec les opérateurs économiques en vue de plafonner les prix des produits de première nécessité.
Cette initiative vise à stabiliser le marché et à préserver le pouvoir d’achat des ménages sur l’ensemble du territoire national durant les périodes de jeûne.
Un cadre de régulation concerté
L’accord résulte d’une concertation impliquant la Direction générale des Douanes, la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée ainsi que la Direction nationale du commerce extérieur et de la concurrence.
Selon les autorités, l’objectif est de prévenir toute spéculation et d’assurer un approvisionnement régulier des marchés alors que la demande augmente. Les prix fixés sont applicables jusqu’au 30 juin 2026.
Prix plafonds à Conakry
Pour la zone spéciale de Conakry, une grille précise encadre les marges des importateurs, distributeurs et détaillants. Les prix plafonds au consommateur final pour certains produits de base sont établis comme suit :
- Riz étuvé (5 % brisures, sac de 50 kg) : 280 000 GNF
- Sucre (sac de 50 kg) : 350 000 GNF
- Farine (sac de 50 kg) : 360 000 GNF
- Huile végétale (bidon de 20 litres) : 305 000 GNF
- Lait en poudre (sac de 25 kg) : 980 000 GNF
- Poulet entier (carton de 10 kg) : 310 000 GNF
Les marges des détaillants sont encadrées, généralement comprises entre 10 000 et 15 000 GNF par unité, afin de limiter toute augmentation excessive au niveau de la vente au détail.
Ajustements pour l’intérieur du pays
Tenant compte des coûts logistiques, le gouvernement a également publié une grille tarifaire spécifique par préfecture. Les prix peuvent varier en fonction de l’éloignement de la capitale.
Dans certaines localités comme Yomou et Beyla, le prix du riz étuvé (50 kg) atteint 321 000 GNF, en raison notamment des contraintes liées au transport vers ces zones.
Un numéro vert pour signaler les infractions
Pour assurer le respect de ces dispositions, un dispositif de veille a été mis en place. Les citoyens sont invités à signaler tout dépassement des prix fixés ou toute rétention de stocks en appelant le numéro vert 142.
Ce mécanisme, renouvelé semestriellement entre l’État et les acteurs du secteur privé, s’inscrit dans une stratégie de régulation du marché en période de forte demande et de maîtrise du coût de la vie.
Alphadjo Diallo





