La Coalition politique pour la rupture (CPR) a officiellement relancé ses activités sur l’ensemble du territoire national, mercredi 25 février 2026, lors d’une conférence de presse tenue à Conakry.
Dans un contexte post-électoral marqué par des contestations après la présidentielle du 28 décembre 2025, l’alliance politique entend repositionner son action autour de la défense de la neutralité de l’État et de la crédibilité des prochaines échéances électorales.
La déclaration liminaire, lue par André Sagno au nom de la coalition, a dressé un diagnostic préoccupant de la situation politique nationale.
La CPR estime que le scrutin présidentiel n’a pas permis de consolider la confiance institutionnelle et appelle à des garanties avant l’organisation des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026.
Parmi les mesures avancées figurent un engagement public de neutralité des agents publics, un encadrement strict de l’apolitisme des forces de défense et de sécurité, un audit indépendant du fichier électoral ainsi que l’ouverture d’enquêtes sur les violences et disparitions signalées.
Au-delà de cette déclaration, le président d’honneur du Bloc Libéral (BL) et membre de la CPR, Dr Faya Millimono, a insisté sur la nécessité de préserver l’espace civique.
Selon lui, la démocratie ne saurait se réduire à un processus formel dépourvu de garanties substantielles.
« Nous n’accepterons pas que les élections deviennent un rituel de confirmation », a-t-il déclaré, plaidant pour la protection effective des libertés publiques.
Plus loin, Docteur Faya Millimono a notamment évoqué la liberté de presse, la liberté d’association et le droit de manifestation comme des piliers indispensables au pluralisme politique.
Le responsable politique a également appelé à des mécanismes mesurables pour assurer la neutralité des forces de défense et de sécurité, notamment par l’adoption d’une doctrine publique de neutralité électorale, des formations spécifiques en période électorale et la mise en place d’un mécanisme indépendant de plainte assorti de sanctions en cas d’abus.
Dr Faya Millimono a par ailleurs estimé que la forte présence sécuritaire lors du dernier scrutin présidentiel avait contribué à installer un climat assimilable, selon ses termes, à un « état de siège », nourrissant la perception d’une élection davantage destinée à confirmer un pouvoir qu’à organiser une compétition ouverte.
Élargissant le débat, il a appelé à l’instauration d’une « culture de coalition » en lieu et place de logiques d’élimination politique. Sans citer nommément d’acteurs, il a mis en garde contre toute dynamique susceptible de conduire à la confusion entre parti et État.
Pour lui, la consolidation démocratique passe par l’acceptation de l’alternance, le respect du contentieux électoral et la mise en œuvre de politiques publiques produisant des résultats concrets pour les citoyens.
« La démocratie ne survit pas sans résultats », a-t-il affirmé, estimant que l’amélioration tangible des conditions de vie constitue le meilleur rempart contre les dérives autoritaires.
En conclusion, le dirigeant du Bloc Libéral a lancé un appel à l’ensemble des acteurs politiques, y compris ceux en exil ou sous pression, pour œuvrer à des élections « libres, inclusives, transparentes et crédibles ».
Alphadjo Diallo






