Le mouvement Tougué Fotti Fii GMD a exprimé, mercredi à Conakry, des réserves sur le processus de désignation des membres fondateurs du futur parti Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) dans la préfecture de Tougué.
Face à la presse, Abdourahmane Baldé, membre dudit mouvement, a indiqué qu’un communiqué attribué au directeur préfectoral de campagne de Tougué convoquait une réunion à Nongo, dans la commune de Ratoma à Conakry, au domicile du patriarche de la localité, en vue de procéder à la désignation des représentants fondateurs.
Selon lui, cette initiative a suscité des interrogations au sein de certains ressortissants, qui estiment que la rencontre aurait dû se tenir à Tougué afin de garantir une participation plus large des acteurs locaux.
« Nous nous attendions à ce que la réunion soit organisée à Tougué même pour favoriser la transparence et la représentativité à la base, notamment la commune urbaine, les communes rurales et les différentes corporations socioprofessionnelles », a-t-il déclaré.
Abdourahmane Baldé a également évoqué des déséquilibres dans la composition des représentants proposés pour la commune urbaine de Tougué.
Dans son intervention, il affirme qu’une majorité des personnes désignées serait issue d’une même localité et d’un même cercle familial, ce qui, selon lui, ne refléterait pas la diversité sociologique de la préfecture.
Des préoccupations similaires ont été soulevées concernant la sous-préfecture de Konah, où, d’après ses explications, plusieurs membres d’une même famille auraient été retenus pour représenter différents districts.
Pour le mouvement, cette configuration pourrait alimenter des frustrations au sein des communautés concernées.
Sans remettre en cause l’initiative politique en elle-même, le responsable du mouvement a plaidé pour une démarche « inclusive et concertée », conforme aux principes de participation citoyenne et de gouvernance interne démocratique généralement invoqués dans la structuration des partis politiques en Guinée.
Il a ainsi appelé à la reprise du processus à Tougué, avec l’organisation d’une concertation élargie réunissant les différentes composantes locales.
« Il ne s’agit pas de blâmer, mais d’ouvrir le dialogue et de permettre à chacun de s’exprimer », a-t-il souligné, invitant le directeur préfectoral de campagne à privilégier l’échange et le consensus.
Pour l’heure, aucune réaction officielle du directeur préfectoral de campagne ni des responsables nationaux du futur parti Génération pour la Modernité et le Développement.
Cette controverse intervient dans un contexte où plusieurs formations et mouvements politiques en Guinée s’attèlent à leur restructuration interne et à la mise en place d’instances locales, en prélude aux échéances politiques à venir.
Alphadjo Diallo






