À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, célébrée le 21 mars, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a exprimé son inquiétude face à un possible recul des acquis enregistrés dans la lutte contre le racisme à l’échelle mondiale.
Dans un communiqué, le Haut-Commissaire Volker Türk a reconnu les avancées réalisées au fil des décennies, notamment à travers l’adoption de cadres juridiques internationaux et de législations nationales contre les discriminations.
Toutefois, il a averti que ces progrès restent fragiles et pourraient être remis en cause.
Selon lui, la communauté internationale s’approche d’un « point critique » marqué par la montée des discours de haine et des dynamiques de polarisation.
Il pointe du doigt l’influence d’acteurs qui exploitent les divisions sociales, ainsi que la persistance de structures discriminatoires et de logiques de déshumanisation
Le responsable onusien souligne par ailleurs que la discrimination raciale demeure l’une des formes les plus répandues d’injustice dans le monde, affectant des millions de personnes.
Les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile figurent parmi les groupes les plus exposés à ces discours hostiles, qui circulent de plus en plus librement, notamment sur les plateformes numériques.
Face à cette situation, le HCDH appelle les États à renforcer la régulation des espaces en ligne et à encadrer davantage certaines activités économiques susceptibles de favoriser la diffusion de contenus haineux.
L’institution encourage également une meilleure éducation aux droits humains et une vigilance accrue face aux informations trompeuses.
Créée en 1966 par Assemblée générale des Nations unies, la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale vise à mobiliser la communauté internationale contre toutes les formes de racisme.
Dans ce contexte, certaines voix issues de la diaspora africaine aux États-Unis évoquent un climat de plus en plus tendu. Thierno Souleymane Diallo estime que des changements récents dans les politiques migratoires ont contribué à renforcer un sentiment d’insécurité au sein de certaines communautés.
Alors que le débat reste vif, notamment aux États-Unis sous la présidence de Donald Trump, les Nations unies réaffirment la nécessité de préserver les principes d’égalité, de dignité et de respect des droits fondamentaux.
Alhassane Baldé






