A peine installé à la tête du parquet spécial de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF), Charles Wright a donné le ton. Lors de sa prise de fonction officielle, intervenue jeudi 9 avril 2026 à la faveurc d’une cérémonie de passation avec son prédécesseur Aly Touré, le magistrat a placé son mandat sous le signe d’une promesse de faire reculer la corruption par des actes concrets et une application rigoureuse de la loi.
Dans une déclaration marquée par la fermeté, le nouveau procureur spécial a insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques qui fragilisent l’État de droit.
Charles Wright a notamment réaffirmé son engagement à conduire ses actions dans un cadre strictement légal, excluant toute improvisation ou dérive.
« Je sais où je vais », a-t-il assuré, soulignant que la stratégie de lutte contre la corruption sera méthodique et encadrée par les textes en vigueur.
Au cœur de cette promesse, Charles Wright a mis en avant l’exigence d’exemplarité, notamment au sein même de l’appareil judiciaire.
Dans cette optique, il a annoncé une première mesure symbolique : le dépôt imminent de sa déclaration de biens. Un geste qu’il présente comme un signal fort en faveur de la transparence et de la redevabilité, appelant implicitement l’ensemble des acteurs publics à s’inscrire dans la même dynamique.
Le magistrat a également prévenu que la lutte engagée ne souffrira d’aucune exception. Insistant sur l’universalité de la loi, il a laissé entendre que toutes les catégories d’acteurs, y compris les responsables politiques, les agents publics et les magistrats, pourraient être concernés par d’éventuelles poursuites. Une position qui traduit sa volonté d’appliquer sans distinction les dispositions relatives à la répression des infractions économiques et financières.
Revenant sur les missions de la CRIEF, créée en 2021 pour renforcer la lutte contre les crimes économiques, Charles Wright a rappelé que les instruments juridiques existent déjà et que leur mise en œuvre effective constitue désormais l’enjeu principal.
Pour lui, la persistance de la corruption ne relève pas d’un déficit de moyens, mais plutôt d’un problème de gouvernance et de respect des règles.
A travers cette prise de parole, le nouveau procureur spécial entend ainsi marquer une rupture et installer une culture de responsabilité.
Sa promesse de résultats, adossée à des engagements immédiats, sera scrutée dans les prochaines semaines, alors que l’opinion attend des avancées tangibles dans la lutte contre la corruption en Guinée.
Mariam Sylla






