Le Parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a engagé, ce jeudi 16 avril 2026, une procédure visant à interdire la sortie du territoire national à 111 personnes, dans le cadre d’enquêtes portant sur des infractions économiques et financières présumées.
Selon des informations issues d’un document officiel, cette mesure concerne des responsables issus de divers horizons.
Il s’agit notamment d’anciens membres du gouvernement, de directeurs administratifs et financiers, de gestionnaires de marchés publics, de contrôleurs financiers, de directeurs généraux, ainsi que de cadres évoluant au sein d’entreprises publiques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de l’eau.
Les personnes ciblées sont soupçonnées d’implication dans plusieurs infractions, dont le détournement de fonds publics, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux, la corruption, l’abus de biens sociaux et de confiance, ainsi que des faits de faux, d’usage de faux, d’escroquerie et de complicité.
Le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, justifie ces réquisitions par la nécessité de garantir le bon déroulement des investigations.
Il estime que cette interdiction vise à éviter tout risque de fuite et à maintenir les suspects à la disposition de la justice.
Les autorités en charge du contrôle aux frontières, notamment la Police de l’air et des frontières, ont été instruites de veiller à l’application effective de cette mesure.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des actions judiciaires contre la délinquance économique en Guinée, dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités de lutter contre l’impunité et d’assainir la gestion des ressources publiques.
Mariam Sylla






