L’Union des Producteurs d’Eau Minérale de Guinée (UPEMGUI) a annoncé, ce mardi 28 avril 2026, l’organisation de son congrès électif prévu le 9 mai prochain à la Direction nationale des PME.
Cette rencontre vise à renouveler les instances dirigeantes de la faîtière, tout en consolidant la structuration d’un secteur récemment marqué par d’importantes réformes.
Créée en mai 2021, l’UPEMGUI entend fédérer les acteurs de la filière, aussi bien dans la production d’eau en sachet que celle en bouteille.
Selon ses responsables, l’organisation compte officiellement 118 membres en règle, sur plus de 2 000 opérateurs inscrits sur sa plateforme, illustrant l’ampleur du chantier de formalisation en cours.
En conférence de presse, le responsable de la communication de l’Union, Ibrahima Sory Naby Camara, a rappelé les objectifs poursuivis par la structure.
« Il s’agit de promouvoir l’entente, la concertation et l’harmonie entre les acteurs, tout en veillant au respect des normes sanitaires et environnementales pour protéger les consommateurs », a-t-il indiqué.
Ce congrès intervient dans un contexte particulier, consécutif aux mesures d’assainissement engagées par les autorités, ayant conduit à la fermeture de nombreuses unités de production jugées non conformes. Une démarche que l’UPEMGUI dit avoir soutenue.
« Donc nous avons beaucoup salué cette fermeture afin que nous puissions mettre de la lumière sur l’organisation de ce secteur, c’est ça la vérité. Donc, c’est pourquoi quand il y a eu fermeture, vous n’avez pas entendu des cris, parce qu’on s’attendait à ça et on voulait que ce soit comme ça, pour que les gens vraiment fassent du bon travail, donnent de bonne qualité d’eau à la population », a expliqué Ibrahima Sory Naby Camara.
Selon lui, cette phase de régulation a permis de distinguer les unités conformes, certaines ayant obtenu des autorisations provisoires ou des certificats de conformité à l’issue d’évaluations techniques.
Seuls ces opérateurs seront habilités à participer au processus électoral et à intégrer les futures instances de gouvernance. C’est pourquoi, l’Union appelle à une mobilisation nationale des producteurs.
« Nous invitons tous les propriétaires d’unités industrielles de Kassa à Youmou, sur toute l’étendue du territoire national, que tu fasses sachet ou bouteille, de venir ce jour », a lancé le responsable de la communication, invitant par ailleurs les acteurs en difficulté à se mettre en conformité.
De son côté, Adama Touré, membre de la commission technique, a reconnu les défis qui attendent les propriétaires d’unités industrielles, notamment en matière d’image et de respect des normes.
Toutefois, M. Touré à souligné l’existence d’entreprises modernes respectant les exigences sanitaires et produisant une eau de qualité.
Plus loin, il a également rappelé que les autorités imposent désormais un ensemble de documents obligatoires, dont l’agrément au code des investissements, le RCCM, le permis d’exploitation hydraulique et une étude de faisabilité, avant toute autorisation de production.
Alphadjo Diallo






