A Conakry, l’inauguration de cinq ouvrages de franchissement, mercredi 29 avril 2026, a servi de tribune au Premier ministre Amadou Bah Oury pour cadrer le débat politique à l’approche des élections communales.
Au-delà de la mise en service de ces infrastructures, l’exécutif a saisi l’occasion pour préciser ses attentes vis-à-vis des futurs gestionnaires des collectivités.
Devant les habitants de Kakimbo, le chef du gouvernement a inscrit ces réalisations dans une logique de gouvernance, estimant qu’elles traduisent une volonté de l’État de répondre aux besoins concrets des populations.
Il a notamment évoqué les difficultés de circulation qui ont longtemps affecté certains quartiers, avec des répercussions sociales importantes, allant de la désorganisation des ménages à des situations dramatiques liées à l’absence d’infrastructures adaptées.
En rappelant des cas de noyades à Kassonya, Bah Oury a souligné la responsabilité des pouvoirs publics dans la prévention de tels drames, appelant à une action durable et structurée.
Dans un contexte préélectoral, le Premier ministre a surtout orienté son discours vers les enjeux de gouvernance locale. Il a insisté sur la nécessité, pour les futurs élus communaux, de privilégier une approche opérationnelle centrée sur l’amélioration des conditions de vie.
Selon lui, la gestion locale doit désormais s’appuyer sur des priorités concrètes telles que l’assainissement, la sécurité urbaine et le développement de villes plus attractives.
Le chef du gouvernement a ainsi mis en garde contre une vision des fonctions électives réduite à un symbole de statut social, appelant les candidats à s’inscrire dans une logique de service public et de résultats.
À travers cette intervention, l’exécutif établit un lien direct entre investissements publics et exigences politiques, dans un contexte où les prochaines élections communales sont perçues comme un test pour la mise en œuvre d’une gouvernance de proximité axée sur l’efficacité.
Mariam Sylla






