Le livre ’’Les Secrets de Fanta Latibili’, signé par la jeune auteure guinéenne Fanta Kourouma, a été officiellement présenté ce mardi 5 mai 2026 à la Maison de la presse de Guinée, sise à la minière, à l’occasion d’une conférence de presse ayant réuni partenaires, journalistes et acteurs culturels.
Âgée de 25 ans, l’auteure, actuellement étudiante en master de communication en France, s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la gastronomie africaine à travers une approche contemporaine.
Originaire de Kankan, elle a entamé son parcours académique en Guinée avant de le poursuivre à l’international, tout en développant en parallèle son projet culinaire “Fanta Latibili”.
Dans cet ouvrage de près de 170 pages, vendu à 40 euros, Fanta Kourouma propose environ 65 recettes mêlant traditions africaines et influences extérieures.
« L’afrofusion, c’est le mélange des saveurs africaines avec d’autres cuisines du monde, notamment européenne », explique-t-elle.
Cette approche se traduit par des créations originales telles que le tiramisu à l’hibiscus ou encore des sushis revisités à base de produits africains.
Au-delà des recettes, le livre se distingue par une dimension autobiographique. L’auteure y retrace un parcours marqué par l’apprentissage progressif de la cuisine.
« Avant, je ne savais pas cuisiner. Je ratais tout. Mais je n’ai jamais abandonné », confie-t-elle, mettant en avant la persévérance comme moteur de sa réussite.
Structuré en plusieurs sections, l’ouvrage aborde aussi bien les boissons, les entrées, les plats et les desserts, qu’une partie dédiée à l’afrofusion.
Une autre section met en lumière des spécialités issues de six pays africains, notamment la Guinée, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Cameroun et le Congo. A travers cette diversité, l’auteure entend promouvoir la richesse du patrimoine culinaire du continent.
Selon elle, la réalisation de ce projet a nécessité plus d’une année de travail. Entre ses études et ses obligations académiques, Fanta Kourouma évoque un engagement soutenu.
« Je pouvais travailler jusqu’à 16 voire 20 heures par jour. Je faisais les courses, je cuisinais, je prenais les photos moi-même, puis je rédigeais et corrigeais les recettes », raconte-t-elle.
Se voulant également pédagogique, le livre propose des conseils pratiques destinés aux passionnés de cuisine.
« Il faut prendre le temps de cuisiner, être concentré et surtout ne pas abandonner en cas d’échec », insiste l’auteure.
Dans le cadre de la promotion de son ouvrage, une séance de dédicace est annoncée pour le samedi 9 mai à partir de 18 heures à Kumakan, Maison de l’oralité.
Ce rendez-vous devrait permettre au public de découvrir davantage l’univers culinaire développé par la jeune écrivaine.
Alphadjo Diallo






