Saisie pour avis par la Direction générale des élections (DGE), la Cour suprême de Guinée a apporté des clarifications sur les conséquences juridiques de la décision du Front Démocratique de Guinée ( FRONDEG) relative à son retrait du processus électoral en cours.
Dans une correspondance en date du 6 mai 2026, la haute juridiction estime que le retrait du parti relève d’un acte politique, sans incidence sur les listes de candidatures déjà validées et publiées.
S’appuyant sur les dispositions du Code électoral, notamment son article 169, la Cour rappelle que les listes régulièrement validées demeurent « irrévocables ».
En conséquence, les candidats investis sous la bannière du FRONDEG conservent leur statut et restent engagés dans la compétition électorale, indépendamment de la position officielle de leur formation politique.
« Le retrait du Front démocratique de Guinée constitue un acte relevant de sa liberté d’action politique », précise la juridiction, tout en soulignant que cette décision n’affecte ni la validité des opérations électorales en cours, ni la poursuite du processus.
Dans les faits, cette interprétation signifie que les électeurs retrouveront les listes du FRONDEG sur les bulletins, sauf cas individuels de désistement conformes aux procédures prévues par la loi. Une situation qui pourrait entretenir une certaine confusion dans l’opinion publique, alors que le parti affirme ne plus prendre part au scrutin.
Pour rappel, le FRONDEG justifie son retrait par des irrégularités dénoncées dans l’organisation du processus, notamment le rejet de certaines de ses listes dans plusieurs circonscriptions.
Toutefois, dans un développement récent, le tribunal de première instance de Mafanco s’est prononcé en faveur du parti dans un contentieux portant sur l’invalidation d’une de ses listes.
Malgré cette décision judiciaire favorable, la formation politique a maintenu son retrait, renforçant ainsi les interrogations sur sa stratégie et ses implications sur le déroulement du scrutin.
Dans un contexte politique déjà marqué par des crises autour de l’organisation des élections, cette affaire met en lumière les enjeux juridiques et politiques liés à la participation des partis, ainsi que le rôle d’arbitrage des juridictions dans la régulation du processus électoral.
Alphadjo Diallo






