CNT-Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright, a ordonné l’ouverture d’une enquête sur des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et autres infractions économiques.
Les investigations ont été confiées à plusieurs services spécialisés, notamment la police judiciaire et les structures de lutte contre la criminalité organisée.
Des cadres du CNT dans le viseur
Plusieurs responsables du Conseil National de la Transition (CNT), dont des directeurs de services stratégiques, sont cités dans le dossier.
En cause : la gestion d’un fonds public de 43 milliards GNF, réparti entre :
-40,5 milliards GNF pour les primes de séparation des conseillers nationaux
-2,5 milliards GNF destinés à certains agents de l’administration parlementaire.
Des soupçons portent sur l’attribution de ces primes et le manque de justificatifs de paiement.
Des convocations ce mercredi à la CRIEF
Depuis ce mercredi 8 juillet 2026, plusieurs travailleurs du CNT ont été convoqués à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
Présents dans la salle d’audience, ils attendent l’arrivée du procureur spécial, qui s’est autosaisi du dossier. Ces auditions devraient permettre de clarifier les responsabilités dans cette affaire.
Le CNT dément toute irrégularité
Dans une réaction officielle, le CNT rejette les accusations et parle d’une décision budgétaire régulière.
Selon l’institution, les primes ont été validées et inscrites dans la loi de finances 2026, les paiements ont suivi le circuit normal de la dépense publique et les conseillers nationaux ont effectivement perçu leurs indemnités
Les contestations concerneraient uniquement les critères d’attribution des primes aux agents. Cette procédure s’inscrit dans une série d’enquêtes engagées récemment sur la gestion des fonds publics en Guinée.
Les investigations en cours devront déterminer s’il s’agit d’irrégularités administratives ou d’infractions pénales.
Affaire à suivre!
Alhassane Baldé






