Le journaliste nigérien Moussa Kaka est porté disparu depuis le lundi 31 août 2026, selon des informations concordantes provenant de son entourage.
Directeur général du groupe de presse Saraounia et ancien correspondant de Radio France internationale (RFI) au Niger, il n’a plus donné signe de vie après avoir quitté son lieu de travail en début de soirée.
D’après ses proches, il aurait quitté ses bureaux vers 19 heures pour regagner son domicile à Niamey. Il ne serait toutefois jamais arrivé à destination et reste depuis injoignable. Son véhicule n’a pas été localisé.
Des sources évoquent une possible interception sur son trajet, sans qu’aucune confirmation officielle ne soit apportée.
À ce stade, les autorités nigériennes ne se sont pas exprimées publiquement sur cette disparition.
Cette disparition, rappelons-le, intervient dans un climat sécuritaire sensible, quelques jours après une tentative de mutinerie déjouée dans la capitale nigérienne.
Dans une réaction rendue publique le 2 septembre, Reporters sans frontières (RSF) a fait part de son inquiétude. L’organisation, par la voix de son responsable Afrique subsaharienne, Sadibou Marong, appelle à l’ouverture d’une enquête afin d’établir les faits et de retrouver le journaliste.
Le même jour, apprend-t-on, l’ancien ministre de la Défense, Kalla Mountari, a, lui aussi, été arrêté à Dakoro (région de Maradi).
Journaliste expérimenté, Moussa Kaka s’est imposé au fil des années comme une figure du paysage médiatique nigérien, notamment à travers sa couverture des questions politiques et sécuritaires.
Son parcours a été marqué par plusieurs démêlés judiciaires et incidents, dont des arrestations en 2002 et 2007, l’attaque de son domicile en 2021 et une inculpation en 2025 dans une affaire liée à la diffusion de documents jugés sensibles.
Ses proches réclament des éclaircissements sur les circonstances de sa disparition, tandis que son sort demeure, à ce stade, inconnu.
La rédaction






