Le différend opposant la société CHINA CONSTRUCTION SAUSUM (GUINEE) SARLU à l’entreprise guinéenne, EDOUMAF BTP SARLU autour de travaux réalisés sur le site de la Cité Chemin de Fer connaît un nouveau développement.
Après les accusations formulées par le patron de la PME locale, la société chinoise, par l’intermédiaire de son avocat, a décidé de présenter sa version des faits et de transmettre des documents destinés à étayer sa défense. Le dossier porte sur l’exécution de travaux de démolition et d’assainissement sur le site de la Cité Chemin de Fer.
EDOUMAF BTP SARLU, sous-traitante de CHINA CONSTRUCTION SAUSUM (GUINEE) SARLU, affirme avoir exécuté plusieurs prestations, notamment la démolition de quinze immeubles, des opérations de remblayage, la fouille de sous-sols ainsi que le nettoyage du site.
Le PDG d’EDOUMAF BTP SARLU, Mamady Doumbouya, soutient que son entreprise n’aurait pas été intégralement réglée pour les travaux réalisés. Il évoque également des engagements qui, selon lui, n’auraient pas été respectés par son partenaire contractuel.
À l’appui de sa démarche, l’entrepreneur guinéen affirme disposer de différents documents, parmi lesquels des ordres de service, des procès-verbaux de constatation, des éléments relatifs à l’état des lieux ainsi que des échanges intervenus entre les deux parties.
La société chinoise conteste les accusations
Face à ces déclarations, CHINA CONSTRUCTION SAUSUM (GUINEE) SARLU a décidé de réagir. Ce jeudi 3 septembre 2026, l’avocat de l’entreprise, Maitre Francis Haba, accompagné de ses clients et d’un représentant du ministère de l’Habitat, a rencontré les membres du Collectif des Journalistes contre l’Impunité, qui travaillent sur le dossier.
La défense a notamment présenté plusieurs documents, dont des contrats et des reçus de paiement censés retracer les relations contractuelles et financières entre CHINA CONSTRUCTION SAUSUM (GUINEE) SARLU et EDOUMAF BTP SARLU.
Pour Me Francis Haba, les informations publiées précédemment dans la presse ne correspondraient pas à la réalité des relations entre les deux entreprises.
« On a été surpris de voir dans la presse des publications relatant le rapport contractuel entre la société CHINA CONSTRUCTION SAUSUM (GUINEE) SARLU et EDOUMAF BTP SARLU représentée par M. Doumbouya. C’est pourquoi nous nous sommes dits qu’il était important d’apporter des éléments de réponse à ces déclarations qui sont fausses », a déclaré l’avocat.
Selon lui, les documents remis aux journalistes permettraient de préciser les engagements respectifs des deux parties.
« Dans toutes les copies des contrats que nous allons mettre à votre disposition, les rapports entre les deux entités ont été étayés. Les obligations de M. Doumbouya sont étayées dans ce contrat, tout comme les obligations de la société China », a ajouté Me Francis Haba.
Des documents au cœur du différend
La confrontation des versions repose désormais en grande partie sur l’examen des pièces produites par les deux parties.
D’un côté, EDOUMAF BTP affirme avoir exécuté les prestations qui lui avaient été confiées et réclame la prise en compte de ses prétentions financières.
De l’autre, CHINA CONSTRUCTION SAUSUM (GUINEE) SARLU conteste les accusations et entend démontrer, à travers les contrats et les justificatifs de paiement présentés par sa défense, que ses obligations ont été définies et exécutées dans le cadre contractuel établi.
La question des éventuels paiements restant dus, ainsi que celle des prestations effectivement réalisées et des engagements pris au cours de l’exécution du chantier, devra donc être appréciée à partir des documents contractuels et comptables disponibles.
La suite de l’examen du dossier attendue
À ce stade, les versions des deux parties demeurent contradictoires. Les accusations formulées par EDOUMAF BTP ne sauraient être considérées comme établies sans vérification des pièces/
De même, les documents produits par la défense de CHINA CONSTRUCTION SAUSUM devront être confrontés aux éléments communiqués par la PME guinéenne.
Le Collectif des Journalistes contre l’Impunité poursuit ainsi l’examen des documents communiqués par les deux camps. La confrontation de ces différentes pièces devrait permettre de mieux cerner les contours de ce litige commercial et les éventuelles responsabilités qui pourraient en découler.
Dossier à suivre !
Alphadjo Diallo pour le Collectif des Journalistes contre l’Impunité






