À l’approche de l’entrée en vigueur du décret interdisant les emballages plastiques à usage unique en Guinée, prévue le 20 septembre 2026, l’Union des Producteurs d’Eaux Minérales de Guinée (UPEMGUI) a tenu, ce vendredi 4 septembre 2026, une conférence de presse pour appeler au respect strict de cette mesure, tout en plaidant pour une transition maîtrisée du secteur.
Face à la presse, le président de l’UPEMGUI, Souleymane Fofana, a reconnu les enjeux environnementaux liés à l’utilisation du plastique.
« Nous ne sommes pas contre le décret d’interdiction qui vise d’ailleurs protéger l’environnement. Bien au contraire. Nous voyons chaque jour les dégâts des déchets plastiques dans nos cours d’eau, nos canalisations et notre cadre de vie », a-t-il déclaré.
La décision des autorités guinéennes s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre la pollution plastique.
Dans ce contexte, l’Union a salué l’engagement du président Mamadi Doumbouya et de son gouvernement en faveur des réformes structurelles et du développement durable.
Elle a notamment « adressé [ses] chaleureuses félicitations […] pour leur vision et leur engagement en faveur de la transformation de notre pays ».
Toutefois, l’organisation professionnelle alerte sur les conséquences économiques et sociales de cette interdiction pour les acteurs du secteur.
« Nous voulons une Guinée plus propre, mais aussi une transition qui protège les emplois, les investissements et les familles qui vivent de cette activité », a insisté le président de l’UPEMGUI.
Pour accompagner la mise en œuvre du décret, l’Union propose une approche fondée sur l’économie circulaire. Celle-ci vise notamment à « valoriser les déchets plastiques en leur donnant un prix d’achat concurrentiel », à « considérer le plastique comme une matière première » et à encourager « la mise en place progressive de PME spécialisées dans la collecte, le tri et la transformation des déchets plastiques ».
Selon l’UPEMGUI, ces initiatives pourraient transformer « un défi environnemental en opportunité économique », notamment à travers la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, tout en réduisant la pollution.
En attendant l’échéance du 20 septembre, l’organisation appelle ses membres à se conformer aux dispositions annoncées, en demandant ainsi “ à l’ensemble des producteurs d’eaux minérales en sachet d’écouler les stocks de plastiques avant le 20 septembre 2026” et “d’arrêter toute production et commercialisation […] à partir de cette date jusqu’à nouvel ordre”.
Cette prise de position intervient alors que les autorités guinéennes renforcent leur dispositif de régulation de l’usage des plastiques, un enjeu à la fois environnemental, économique et social pour le pays.
Alphadjo Diallo






