Le gouvernement guinéen est sorti de son silence, vendredi 27 mars, pour réagir aux interrogations suscitées par le décès du commandant Aboubacar Toumba Diakité, acteur clé du procès des événements du 28 septembre 2009.
En conférence de presse, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a tenté de cadrer le débat, insistant à la fois sur la transparence des procédures et sur la nécessité d’apaiser les tensions.
Face aux critiques portant sur une implication jugée limitée des autorités lors des cérémonies, le ministre des Transports a défendu une approche institutionnelle.
« Le gouvernement a été représenté […] On ne se mobilise pas tous pour aller là-bas », a-t-il expliqué, rappelant que la délégation de représentation est une pratique courante, y compris dans des circonstances similaires.
Sur le fond, l’exécutif met en avant les garanties offertes aux familles pour lever toute zone d’ombre. Ousmane Gaoual Diallo a notamment évoqué la possibilité pour les proches de solliciter des expertises indépendantes.
« Lorsqu’on rend la dépouille à la famille, celle-ci a la possibilité de solliciter une autopsie […] et d’engager des poursuites judiciaires », évoque-t-il.
Le porte-parole a également insisté sur le choix de restituer les corps aux familles dans ces situations, une décision qu’il considère comme une marque d’ouverture.
Selon lui, cette démarche vise à « permettre à la famille de se rassurer », ajoutant que, d’après les informations dont il dispose, les proches n’ont pas exprimé de contestation majeure sur les circonstances du décès.
Dans un contexte où les décès en détention ou sous l’autorité de l’État suscitent régulièrement des réactions, le ministre a dénoncé une tendance à la suspicion systématique.
« Il est légitime que les gens s’interrogent, mais l’interrogation s’arrête aussi devant les faits », a-t-il déclaré, appelant à ne pas transformer ces événements en controverse politique.
En conclusion, Ousmane Gaoual Diallo a invité les médias et l’opinion à s’appuyer sur les éléments vérifiables pour traiter ces dossiers sensibles.
« Vous pouvez aussi investiguer […] et éclairer l’opinion », a-t-il lancé, réaffirmant la volonté affichée du gouvernement de privilégier la transparence dans la gestion de cette affaire.
Fodé Soumah






