Le parquet de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a introduit, mardi 17 février 2026, un pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
Cette démarche vise à contester l’arrêt rendu le même jour par la chambre des appels ordonnant la mise en liberté immédiate de l’ancien ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Dr Ibrahima Kourouma, ainsi que de son coaccusé, Mohamed V. Sankhon.
En conséquence, l’exécution de la décision de la chambre des appels est suspendue. Les deux hommes restent détenus à la Maison centrale de Conakry dans l’attente de l’examen du pourvoi par la juridiction suprême.
Un revirement en appel
Dans son arrêt du 17 février 2026, la chambre des appels, présidée par Francis Kova Zoumanigui, a déclaré les deux prévenus non coupables des faits de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite qui leur étaient reprochés.
La juridiction a estimé que les infractions n’étaient pas constituées, prononçant un non-lieu et ordonnant la restitution des biens saisis appartenant à l’ancien ministre.
Une condamnation en première instance
Cette décision intervient après un jugement rendu en première instance le 14 mai 2025 par la chambre de jugement de la CRIEF.
Dr Ibrahima Kourouma avait alors été condamné à quatre ans d’emprisonnement ferme et à une amende de 3 milliards de francs guinéens pour enrichissement illicite.
L’ancien ministre, en fonction du 23 août 2017 au 5 septembre 2021, et son ancien directeur administratif et financier étaient poursuivis pour des faits portant sur un montant de 612 milliards 520 millions 784 mille 809 francs guinéens et 12 millions de dollars.
La Cour suprême devra désormais se prononcer sur la recevabilité et le bien-fondé du pourvoi introduit par le parquet.
Alphadjo Diallo






