Des rumeurs faisant état de l’enlèvement de Roger Patrick Millimouno, ancien ministre de l’Élevage, ont circulé, après la publication de sa lettre adressée au président guinéen, Mamadi Doumbouya, sur la crise de liquidité en Guinée.
Joint par plusieurs médias, l’ancien responsable gouvernemental, dementissant ces informations, a assuré être libre de ses mouvements.
Tout en réfutant les allégations d’enlèvement, Roger Patrick Millimouno a toutefois évoqué un climat propice à la propagation de ce type d’informations.
« Dans un pays comme le nôtre, certaines rumeurs ne sont pas toujours totalement infondées. Peut-être que, quelque part, certains ont émis cette idée et qu’elle a fini par fuiter », a-t-il ajouté.
Revenant sur sa récente prise de parole, l’ancien ministre explique avoir voulu contribuer au débat sur la crise du cash qui affecte le pays depuis plusieurs mois.
Fort de son expérience au sein de la Banque centrale, où il occupait notamment des fonctions de conseiller principal, il affirme avoir agi dans une logique de partage d’expérience.
« Je ne sais pas comment mon message a été perçu par son destinataire, mais mon intention était simplement d’aider à sortir de cette crise », a-t-il indiqué, précisant qu’il assumait également sa part de responsabilité dans des situations similaires par le passé.
« Quand j’ai évoqué l’échec des autorités budgétaires et monétaires de l’époque, je m’incluais moi-même. Mais nous avions fini par trouver des solutions », a-t-il souligné.
L’ancien ministre s’est par ailleurs inquiété de l’évolution de certains débats autour de la situation économique actuelle. Il déplore notamment une tendance à l’ethnicisation des analyses sur les réseaux sociaux.
« Ce qui m’a surtout choqué, c’est de voir que certains commencent déjà à analyser la situation sous un angle ethnique. Là, cela devient grave », a-t-il averti.
Pour l’heure, Roger Patrick Millimouno a indiqué n’avoir reçu aucune menace à la suite de la publication de sa lettre adressée au chef de l’État.
La rédaction






