Le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, a apporté de nouvelles précisions sur les mécanismes de financement du programme de développement ’’Simandou 2040’’, lors d’échanges avec des représentants de la Société Financière Internationale.
Selon lui, environ 40 % des ressources nécessaires à la mise en œuvre de ce programme devraient provenir du secteur privé.
Une orientation qui s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les sources de financement et à renforcer les partenariats public-privé dans la conduite des grands projets structurants.
Intervenant sur les priorités économiques du pays, Djiba Diakité a évoqué une dynamique de transformation portée par les autorités guinéennes, avec pour objectif d’accélérer la croissance sur le long terme.
Le programme Simandou 2040 est présenté comme un cadre de référence central pour cette ambition, structuré autour de plusieurs axes jugés prioritaires pour l’industrialisation du pays.
Parmi les points mis en avant figure la question du contenu local. Le responsable a insisté sur la nécessité de privilégier la transformation sur place des ressources naturelles, en mettant l’accent sur la création d’emplois, le développement des entreprises nationales et le transfert de compétences.
Dans le secteur minier, il a notamment évoqué des projets de raffineries de bauxite en cours de développement à Boffa et à Madina Oula, illustrant la volonté des autorités de renforcer la chaîne de valeur locale.
S’agissant de la mobilisation des investissements, Djiba Diakité a souligné que l’État ne pouvait, à lui seul, supporter le financement global du programme. D’où l’appel à des partenaires privés capables d’accompagner la mise en œuvre des projets sur les plans technique et financier.
Enfin, il a indiqué que les revenus attendus du projet Simandou feront l’objet d’une gestion spécifique, avec la création envisagée d’un fonds souverain.
Cette structure devrait permettre d’optimiser l’utilisation des ressources générées, dans une logique de développement durable et de stabilité économique.
Fodé Soumah






