Le dialogue social entre le gouvernement guinéen et les principales organisations syndicales de l’éducation (SNE, FSPE et SLECG) a repris ce vendredi 2 janvier 2026.
Sous l’égide du Conseil national du dialogue social (CNDS), les parties tentent de désamorcer une crise qui menace directement la rentrée scolaire prévue pour le 5 janvier.
Des points de blocage persistants
Si la reprise des pourparlers marque une volonté de contact, le fossé reste profond sur plusieurs dossiers techniques et financiers.
Il s’agit, entre autres, de :
- Statut particulier et salaires : les syndicats exigent la signature immédiate et l’application du statut particulier des enseignants, ainsi que le règlement de salaires impayés depuis près de deux ans pour certains agents.
- Dossier des contractuels : l’intégration à la Fonction publique des enseignants contractuels, notamment ceux précédemment « omis », demeure une revendication centrale.
- Transparence administrative : les représentants des enseignants dénoncent des recrutements qu’ils jugent irréguliers, citant le chiffre de 1 600 agents intégrés sans concours.
Une menace de grève maintenue
Le Syndicat national de l’éducation (SNE) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) maintiennent leur le mot d’ordre de grève pour le lundi 5 janvier en dépit de tout.
Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, a fustigé des ’’ manœuvres dilatoires’’ durant la période des congés, affirmant que les syndicats négocieront désormais dans la grève.
Inquiétude chez les parents et les élèves
Les parents d’élèves redoutent une paralysie des établissements publics. L’enjeu des prochaines 48 heures reste à savoir comment obtenir un protocole d’accord satisfaisant pour éviter une rentrée scolaire sous haute tension.
L’issue des discussions au ministère du Travail déterminera si les écoles ouvriront effectivement leurs portes lundi prochain.
A suivre!
Mariam Sylla




