Le sélectionneur du Syli National, Paulo Duarte, a exprimé son inquiétude face à la situation d’exil prolongé de l’équipe nationale guinéenne, contrainte de disputer ses rencontres à l’étranger.
Après le match nul (2-2) concédé face au Togo à Rabat, le technicien portugais a insisté sur les conséquences sportives et psychologiques de cette délocalisation.
Installée au Maroc depuis plusieurs années en raison de l’indisponibilité des infrastructures locales conformes aux normes internationales, la sélection guinéenne évolue loin de son public.
Une situation que Paulo Duarte juge pénalisante, notamment en termes de motivation et d’avantage compétitif.
Malgré une réaction notable de ses joueurs, marquée par l’égalisation de Serhou Guirassy, le sélectionneur estime que l’absence de soutien populaire constitue un handicap majeur.
Selon lui, la présence du public joue un rôle déterminant, aussi bien dans l’engagement des joueurs que dans l’ambiance globale du match.
Le technicien met également en avant l’impact indirect sur les décisions arbitrales et sur le comportement des équipes adverses, qu’il juge plus à l’aise dans un environnement neutre.
Pour lui, cette situation réduit considérablement l’avantage traditionnel du terrain.
A l’approche des prochaines échéances, notamment les qualifications à la Coupe d’Afrique des nations, Paulo Duarte appelle les autorités guinéennes à accélérer la mise aux normes des stades.
Il évoque en particulier le stade Général Lansana Conté, que le Syli National n’a plus utilisé depuis 2022.
Pour le sélectionneur, un retour à Conakry représenterait un levier important de performance. Il souligne que jouer devant un public acquis à la cause de l’équipe pourrait renforcer la dynamique sportive et redonner un avantage décisif à la sélection nationale dans la course aux qualifications.
Fodé Soumah





