En Suisse, les électeurs sont appelés à se prononcer le 14 juin prochain sur une initiative populaire visant à plafonner la population à 10 millions d’habitants d’ici 2050, dans un contexte de débat soutenu autour de l’immigration.
Porté par l’Union démocratique du Centre (UDC), le texte propose d’inscrire ce plafond dans la Constitution et de restreindre l’immigration, notamment en matière d’asile et de regroupement familial.
Il prévoit une première série de mesures dès que la population atteindrait 9,5 millions d’habitants, puis, en dernier recours, une remise en cause des accords de libre circulation avec l’Union européenne si le seuil de 10 millions était dépassé.
Le projet est rejeté par le gouvernement, le Parlement et la majorité des partis politiques, qui redoutent des conséquences économiques et diplomatiques.
Selon eux, la limitation de l’immigration pourrait fragiliser le marché du travail et les relations avec l’UE.
Malgré ces oppositions, l’initiative bénéficie d’un certain soutien dans l’opinion. Un sondage publié fin avril par l’institut Leewas indique qu’une courte majorité de la population y serait favorable.
Selon les projections de l’Office fédéral de la statistique, la population suisse, estimée à environ 9 millions d’habitants en 2024, pourrait atteindre 10,5 millions à l’horizon 2055, une évolution qui alimente les inquiétudes des partisans du texte.
Les opposants dénoncent pour leur part une mesure jugée restrictive et potentiellement préjudiciable à l’économie, rappelant que l’immigration de travail joue un rôle central dans plusieurs secteurs.
Ce référendum s’inscrit dans la continuité de précédentes consultations populaires sur l’immigration, notamment celle de 2014 sur « l’immigration de masse ».
La rédaction






