La 39e session ordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) s’est achevée dimanche 15 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, au terme de deux jours de travaux consacrés aux priorités stratégiques du continent.
Placée sous le thème ’’Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063’’, la session a mis l’accent sur les enjeux liés à l’accès aux ressources hydriques et à l’assainissement, considérés comme des leviers essentiels du développement durable en Afrique.
Les travaux se sont tenus sous la présidence sortante de João Lourenço, président de l’Angola et président en exercice de l’UA pour 2025.
A l’issue du sommet, Évariste Ndayishimiye, chef de l’État du Burundi, a officiellement pris la présidence tournante de l’organisation pour l’année 2026.
Paix et sécurité : des préoccupations persistantes
Les chefs d’État et de gouvernement ont examiné le rapport du Conseil de paix et de sécurité (CPS) sur la situation sécuritaire en Afrique.
L’Assemblée a exprimé sa préoccupation face à la persistance des conflits armés, du terrorisme, de l’extrémisme violent, des changements anticonstitutionnels de gouvernement ainsi que des crises humanitaires.
Les dirigeants ont réaffirmé leur principe de tolérance zéro à l’égard des prises de pouvoir anticonstitutionnelles et renouvelé leur engagement en faveur de l’initiative visant à ’’ faire taire les armes en Afrique’’.
Ils ont également insisté sur la nécessité d’assurer un financement prévisible, adéquat et durable des opérations de soutien à la paix menées par l’UA.
Dans ce cadre, un mémorandum d’entente a été adopté entre l’UA, les Communautés économiques régionales (CER) et les mécanismes régionaux afin de renforcer la coordination dans l’utilisation de la Force africaine en attente et de sa capacité de réaction rapide.
Intégration économique et réformes institutionnelles
Sur le plan économique, les participants ont salué les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA/CAADP) ainsi que dans l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Les États membres ont appelé à accélérer ces processus afin de stimuler le commerce intra-africain et soutenir l’industrialisation du continent.
L’Assemblée a par ailleurs réitéré la position commune africaine en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, tout en examinant d’autres dossiers d’intérêt continental, notamment les questions de justice historique liées à la colonisation et la situation en Palestine.
Alhassane Baldé






