La contestation des enseignants contractuels non retenus à l’issue du processus de recrutement dans la Fonction publique guinéenne se poursuit.
Réunis jeudi au siège du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), les manifestants ont réaffirmé leur opposition à l’organisation d’un nouveau concours et demandé la régularisation de leur situation administrative.
Au cours de cette assemblée générale extraordinaire, les protestataires ont exprimé leur mécontentement à travers des slogans hostiles aux autorités. Ils ont également réitéré leur volonté de poursuivre la mobilisation jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications.
Prenant la parole devant les participants, Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), a défendu la position de l’intersyndicale et invité les enseignants à maintenir leur confiance dans les démarches engagées auprès des autorités. Il a, par ailleurs, rejeté les accusations de corruption visant les représentants syndicaux.
« Le combat, il est noble », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement des responsables syndicaux à défendre les intérêts des enseignants concernés.
Les 4 500 enseignants au cœur du désaccord
Le principal point de friction concerne les 4 500 enseignants contractuels non retenus, mais ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10. Pour les représentants syndicaux, ces candidats doivent pouvoir accéder à la Fonction publique sans être soumis à une nouvelle épreuve de sélection.
« Nous sommes opposés au principe du concours pour ceux qui sont les non-retenus », a insisté Michel Pépé Balamou. Cette position constitue, selon lui, un point essentiel des discussions menées avec les autorités.
Dans la perspective de la poursuite du processus, le responsable syndical a annoncé le lancement, dès vendredi, des travaux de vérification et d’actualisation des listes des enseignants concernés. L’opération doit associer les représentants de la coordination, de l’intersyndicale et de la commission technique.
Les données issues de cette vérification doivent ensuite être intégrées au système FUGAS, dans le cadre des démarches relatives à la régularisation administrative des enseignants concernés.
Michel Pépé Balamou a présenté le refus d’un nouveau concours pour cette catégorie d’enseignants comme une exigence centrale de l’intersyndicale, qu’il considère comme non négociable.
Le statut des enseignants également évoqué
Au-delà de la question de l’intégration, les échanges ont porté sur le statut des enseignants. Des responsables syndicaux ont appelé à privilégier l’élaboration d’un document répondant durablement aux attentes de la profession, plutôt que de procéder à une signature précipitée.
Cette question s’ajoute aux préoccupations liées à la situation administrative des contractuels et aux modalités de leur éventuelle intégration dans la Fonction publique.
Malgré les assurances avancées par les représentants syndicaux, la mobilisation des enseignants reste d’actualité. La vérification des listes, les échanges avec les autorités et les modalités retenues pour l’intégration des candidats non retenus devraient ainsi peser sur l’évolution de ce mouvement social.
Pour l’heure, l’issue du différend dépend notamment de la suite des démarches annoncées et des réponses qui seront apportées aux revendications des enseignants contractuels.
Mariam Sylla






