L’Union des Producteurs d’Eaux Minérales de Guinée (UPEMGUI) a tenu, jeudi 8 octobre 2026, une conférence de presse consacrée au moratoire accordé sur les plastiques à usage unique, aux prix plafonds des eaux conditionnées et à la valorisation des déchets plastiques.
À cette occasion, le président de l’UPEMGUI, Souleymane Fofana, a exprimé la reconnaissance de l’organisation au gouvernement pour la décision ayant accordé un délai moratoire concernant les plastiques à usage unique dont la circulation avait été suspendue.
« C’est avec un grand sentiment de responsabilité et de fierté nationale que l’organisation a souhaité remercier le président de la République, Mamadi Doumbouya, ainsi que le Premier ministre et les membres du gouvernement, pour leur accompagnement », a déclaré Souleymane Fofana.
L’UPEMGUI a également salué l’implication de l’Association des consommateurs de Guinée et de la Chambre de commerce, d’industrie et de l’artisanat de Guinée dans le dialogue autour de cette question.
Pour l’organisation, le moratoire constitue toutefois une période à mettre à profit pour préparer la transition vers des solutions alternatives.
Souleymane Fofana estime que ce délai doit notamment permettre aux acteurs du secteur des plastiques et de l’emballage d’accélérer les investissements dans des technologies propres et de mieux structurer les filières de valorisation.
L’UPEMGUI appelle également les fournisseurs, importateurs et commerçants à écouler progressivement les stocks existants et à ne plus effectuer de nouvelles commandes de produits plastiques jugés non conformes.
Vers une filière de valorisation des déchets plastiques
Au-delà de la gestion de la période transitoire, l’organisation souhaite voir émerger une véritable chaîne de valorisation des déchets plastiques, allant de la collecte au tri et à la transformation industrielle.
« Il ne s’agit plus seulement d’assainir, mais de créer des emplois verts et d’alimenter une économie circulaire durable », a soutenu le président de l’UPEMGUI.
L’organisation a par ailleurs appelé les populations à adopter des pratiques de tri à la source et à réduire l’utilisation des plastiques jetables.
Pour Souleymane Fofana, la protection des cours d’eau, des sols et du cadre de vie constitue un enjeu collectif.
La conférence a également été l’occasion de rappeler l’appel de l’UPEMGUI aux producteurs d’eau en bouteille et en bombonne au respect des prix plafonds, ainsi qu’aux PME intervenant dans la collecte et la récupération des déchets plastiques au respect du prix d’achat fixé pour ces déchets.
Les consommateurs insistent sur la qualité de l’eau
Présent à la rencontre, le président de l’Union des consommateurs de Guinée, Banny Sidibé, a insisté sur la nécessité de préserver la qualité des eaux commercialisées.
« La qualité doit être respectée », a-t-il déclaré, appelant les entreprises du secteur des eaux minérales à veiller à la conformité de leurs produits.
Plus loin, M. Sidibé a notamment estimé que les entreprises rencontrant des difficultés liées à la qualité ne devraient pas commercialiser des catégories d’eau qui ne répondraient pas aux exigences attendues par les consommateurs.
L’Union des consommateurs souhaite également être associée aux initiatives liées à l’assainissement et à la gestion des déchets plastiques.
Banny Sidibé a indiqué que des réflexions étaient engagées sur les moyens permettant aux PME implantées dans les quartiers de collecter les déchets plastiques et de les transformer en source de revenus.
Pour les conférenciers, la période du moratoire doit ainsi être mise à profit pour renforcer le dialogue entre les pouvoirs publics, les producteurs, les consommateurs et les acteurs de la collecte et de la valorisation des déchets, avec un objectif d’accompagner progressivement la transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement.
Alphadjo Diallo





