Simandou 2040- La Guinée intensifie ses démarches auprès de ses partenaires financiers pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de Simandou 2040.
À Abidjan, une délégation gouvernementale conduite par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a rencontré la semaine dernière des responsables du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) autour des perspectives de financement du programme.
Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer l’appui de l’institution au programme de développement guinéen, avec un accent particulier sur les investissements dans les infrastructures, les transports, l’agriculture et l’énergie.
Selon Mariama Ciré Sylla, la délégation a présenté aux équipes de la BAD les grandes orientations de Simandou 2040 ainsi que plusieurs projets stratégiques destinés à soutenir la transformation économique du pays.
À l’issue des échanges, la ministre a indiqué que la Banque avait présenté des instruments et des mécanismes de financement innovants susceptibles d’être mobilisés au profit des pays africains. Elle a également fait état d’un alignement entre le programme pays de l’institution pour la Guinée et les priorités de Simandou 2040.
La responsable gouvernementale a par ailleurs rapporté que la BAD avait réitéré son engagement à accompagner la Guinée, notamment en élargissant son soutien financier et en renforçant les capacités ainsi que les équipes déployées dans le pays.
L’efficacité des projets au cœur des discussions
La mobilisation de nouveaux financements n’a pas été le seul sujet abordé lors de cette rencontre. Les échanges ont également mis l’accent sur l’amélioration des performances du portefeuille de projets déjà financés par la BAD en Guinée.
Les deux parties ont notamment identifié plusieurs priorités : accélérer l’exécution des projets, réduire les délais de passation des marchés et améliorer les décaissements. Ces mesures visent à faciliter la mise en œuvre des investissements et à renforcer l’efficacité des financements disponibles.
Pour les autorités guinéennes, l’enjeu est de faire des ressources naturelles un levier de développement économique durable et inclusif. La réussite de cette orientation suppose de mobiliser des financements adaptés, mais aussi de renforcer les capacités d’exécution des projets.
Les discussions d’Abidjan marquent ainsi une nouvelle étape dans le dialogue entre la Guinée et la BAD autour de Simandou 2040.
Reste désormais à traduire les orientations évoquées en engagements financiers concrets et en réalisations capables de produire des effets sur l’économie nationale.
Mariam Sylla






