La mairie de la commune urbaine de Mali a fixé à 55 000 francs guinéens le prix du kilogramme de viande sur l’ensemble de son territoire. La mesure est consignée dans la décision N° 093/CU/MLI/2026, signée par le maire Mamadou Dian Dieng et entrée en vigueur le lundi 12 octobre 2026, a-t-on appris.
À travers cette décision, l’administration communale entend encadrer la vente de viande, harmoniser les prix pratiqués sur les marchés et renforcer la protection des consommateurs.
Le dispositif porte également sur les conditions de pesée, l’hygiène des lieux de vente et le contrôle sanitaire des produits destinés à la consommation.
Selon les éléments communiqués sur cette mesure, son élaboration fait suite à des concertations avec les autorités administratives et les services techniques concernés, notamment ceux du Commerce et de l’Élevage, ainsi qu’avec les professionnels de la filière, dont les bouchers et les fournisseurs de bétail.
La décision prévoit notamment l’affichage visible du prix du kilogramme dans les points de vente. Elle met également l’accent sur l’utilisation d’instruments de pesée fiables afin de permettre aux clients de vérifier les quantités achetées et le montant à payer.
Sur le plan sanitaire, le texte rappelle la nécessité de soumettre les abattages destinés à la consommation humaine aux contrôles des services compétents. Les responsables des abattoirs et des boucheries sont aussi concernés par les exigences relatives à la propreté des installations et à l’évacuation des déchets.
Pour veiller au respect de ces dispositions, un comité local de suivi réunissant des représentants de la mairie, des services du Commerce et de l’Élevage, ainsi que des acteurs de la filière, est prévu. Il est chargé de suivre l’application du prix fixé et de procéder à des contrôles sur le terrain.
Les infractions constatées peuvent faire l’objet de procès-verbaux et donner lieu à des sanctions administratives, sans préjudice des procédures judiciaires applicables. Le dispositif prévoit notamment la possibilité de suspendre les installations jugées non conformes.
L’effectivité de cette réglementation dépendra désormais de son application dans les différents points de vente de la commune, ainsi que des contrôles réalisés par les services compétents.
Hassane Bah






