A l’approche du lancement officiel de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Maroc s’apprête à accueillir une compétition dense, marquée par un équilibre inédit entre favoris confirmés et outsiders crédibles.
Réparties en six groupes, les 24 sélections engagées devront rapidement trouver leur rythme dans une phase de groupes courte, où la moindre erreur peut peser lourd dans la course à la qualification.
Le contexte général
Programmée du 21 au 31 décembre 2025 pour sa phase initiale, cette CAN se distingue par son calendrier de fin d’année et par l’attente suscitée autour du pays hôte. Les huitièmes de finale, prévus début janvier, ne laisseront que peu de temps aux équipes pour corriger le tir après un faux départ.
Les groupes à la loupe
Groupe A : le Maroc sous pression populaire
Devant son public, le Maroc devra assumer son statut sans tomber dans l’excès de confiance. La présence du Mali, habitué aux joutes africaines, impose une vigilance constante. La Zambie et les Comores, moins attendues, pourraient jouer un rôle d’arbitre dans la course à la qualification.
Groupe B : l’expérience égyptienne comme référence
L’Égypte avance avec son riche palmarès, mais devra composer avec une Afrique du Sud en pleine reconstruction et deux équipes prêtes à saisir la moindre opportunité. La hiérarchie pourrait se dessiner tardivement.
Groupe C : un équilibre fragile
Le face-à-face entre le Nigeria et la Tunisie structure ce groupe, mais les matchs contre l’Ouganda et la Tanzanie seront tout aussi décisifs. Dans cette poule, la constance primera sur le prestige.
Groupe D : le Sénégal face à un vrai test collectif
Les Lions de la Teranga semblent armés pour aller loin, mais la RD Congo et le Bénin offrent une opposition crédible. La gestion des temps forts et faibles sera déterminante.
Groupe E : une pression maximale sur l’Algérie
Dans un groupe homogène, l’Algérie n’aura pas le droit à l’erreur. Le Burkina Faso et la Guinée équatoriale constituent des obstacles sérieux, tandis que le Soudan pourrait jouer les trouble-fête.
Groupe F : l’intensité dès le premier match
La coexistence de la Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Gabon fait de ce groupe le plus relevé. Chaque rencontre aura un parfum de match à élimination directe.
Les clés de la phase de groupes
La gestion du statut : les grandes nations devront éviter la pression excessive.
La profondeur d’effectif : le calendrier serré favorisera les équipes capables de bien tourner.
L’efficacité immédiate : avec trois matchs seulement, les faux pas se paient cher.
Une CAN ouverte, sans favori absolu
Si plusieurs sélections affichent des ambitions légitimes, aucune ne semble intouchable à ce stade. Le Maroc, poussé par son public, part avec un avantage psychologique, mais la densité du plateau promet des scénarios imprévisibles.
Avant même le premier coup de sifflet, la CAN 2025 s’impose déjà comme un rendez-vous majeur du football africain, où la phase de groupes pourrait dessiner les premières grandes tendances… ou provoquer les premières surprises.
La rédaction






