Le gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation, composée de la FSPE, du SLECG et du SNE, ont signé, samedi 3 janvier 2026, un nouveau protocole d’accord venant compléter celui conclu le 2 décembre 2025.
Les discussions, menées sous la médiation du Conseil national du dialogue social (CNDS) avec l’appui de l’Inspection générale de l’administration publique, ont permis de dégager des compromis sur plusieurs revendications, notamment la situation des enseignants contractuels, les primes de fonction ainsi que les indemnités de logement et de transport.
Selon les termes de l’accord, les indemnités de logement et de transport sont revalorisées respectivement à 250 000 GNF et 200 000 GNF au profit des enseignants du pré-universitaire et de l’enseignement technique.
Le paiement est prévu en deux étapes, avec une première tranche annoncée pour fin mai 2026 et le solde attendu en septembre 2026.
Sur la question des primes de fonction, le gouvernement a accepté le principe de leur octroi, sous réserve de la mise en place d’une commission chargée d’examiner les actes de nomination des cadres concernés.
S’agissant des enseignants contractuels, l’accord prévoit la création de commissions techniques pour l’examen des dossiers. Le cas des 4 500 enseignants contractuels communaux non retenus sera traité de manière exceptionnelle, tandis que les contractuels de Conakry devront se soumettre à un concours, avec une priorité annoncée.
Les responsables de l’intersyndicale ont salué une nouvelle étape dans le processus de dialogue, mettant en avant l’importance de cet accord pour la défense des intérêts des enseignants et la cohésion syndicale.
Du côté du gouvernement, les autorités ont présenté cet accord comme un signal social fort et ont réaffirmé leur engagement à améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants, tout en maintenant un cadre de concertation permanent.
La signature de ce protocole d’accord, intervenue après plus de deux semaines de congé, devrait permettre une rentrée des classes effective et apaisée dans les établissements scolaires du pays.
Mariam Sylla




