Le procès du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry s’est poursuivi ce lundi 12 janvier 2026 devant le tribunal criminel de première instance de Dixinn, avec de nouvelles auditions qui éclairent les responsabilités présumées des accusés.
Le colonel Bienvenu Lamah, ancien directeur de l’École de formation de la gendarmerie de Kaléyah, a fermement nié toute proximité avec l’ex-président Moussa Dadis Camara.
Dans ses arguments, il a rappelé que Dadis lui-même avait déclaré devant la Cour ne jamais l’avoir connu, affirmant n’avoir eu aucune relation avec lui avant ou pendant son accession au pouvoir.
L’officier de la Gendarmerie a insisté ne pas avoir été membre du CNDD ni occupé de poste stratégique dans l’armée, rejetant ainsi toute implication dans les crimes du 28 septembre.
Contexte du procès
Ce procès, ouvert en 2022 après 13 ans d’attente, juge douze accusés pour meurtres, viols, tortures et autres exactions lors de la répression d’un meeting de l’opposition au stade du 28-Septembre, qui a fait au moins 156 morts et des centaines de blessés selon l’ONU.
En juillet 2024, Moussa Dadis Camara et six autres hauts gradés ont été condamnés à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité, mais des appels et réexamens prolongent les débats.
Antécédents de Bienvenu Lamah
Lors d’une audience en décembre 2025, Bienvenu Lamah avait déjà nié les faits, soutenant que ses recrues n’étaient pas au stade et pointant du doigt d’autres figures comme Sékouba Konaté et Aboubacar Toumba Diakité.
L’ancien directeur de l’École de formation de la gendarmerie de Kaléyah avait clamé son innocence à plusieurs reprises lors d’enquêtes entre 2011 et 2017, réclamant un non-lieu.
Mariam Sylla






