Le franc guinéen figure parmi les dix devises les plus faibles au monde en 2026, selon un classement établi par le magazine économique américain Forbes.
La monnaie nationale de la Guinée occupe la 7ᵉ place de ce palmarès, élaboré sur la base des taux de change observés face au dollar américain.
A l’échelle internationale, le dollar américain demeure la devise la plus échangée, tandis que le dinar koweïtien conserve son statut de monnaie la plus forte.
A l’opposé, plusieurs devises de pays confrontés à des déséquilibres économiques structurels ou conjoncturels figurent en bas du classement.
La première place est occupée par la livre libanaise. En 2026, un dollar américain s’échange contre environ 89 556 livres libanaises.
Selon Forbes, cette situation s’explique par une crise économique prolongée, caractérisée par une inflation élevée, l’effondrement du système bancaire et une instabilité politique persistante, malgré une certaine diversification des exportations.
Le rial iranien arrive en deuxième position, avec un taux de change supérieur à 42 000 rials pour un dollar, soit une valeur unitaire estimée à 0,000024 dollar.
Bien que l’Iran dispose d’importantes ressources en pétrole et en gaz naturel, les sanctions économiques internationales continuent de peser sur sa monnaie.
En troisième position figure le dong vietnamien, avec environ 26 345 dongs pour un dollar. Forbes attribue cette faiblesse au recul des exportations et aux effets indirects de la politique monétaire restrictive américaine, en dépit d’une économie vietnamienne soutenue par les services et l’industrie manufacturière.
Le kip laotien se classe quatrième, avec un taux de change d’environ 21 663 kips pour un dollar. La monnaie du Laos reste fragilisée par une croissance modérée, une dette extérieure en hausse et une inflation élevée.
La roupie indonésienne occupe la cinquième place, à près de 16 849 roupies pour un dollar. Cette situation contraste avec le poids économique de l’Indonésie, première économie d’Asie du Sud-Est et pays riche en ressources naturelles.
La dépréciation de la monnaie est notamment liée à des pressions inflationnistes et à des craintes de ralentissement économique.
Le som ouzbek arrive en sixième position, avec environ 11 862 soms pour un dollar. Malgré d’importantes ressources en coton, en hydrocarbures et en minerais, l’Ouzbékistan fait face à des difficultés structurelles persistantes, notamment en matière de croissance, d’inflation, de chômage et de gouvernance économique.
Classé septième, le franc guinéen s’échange autour de 8 658 francs pour un dollar américain.
Selon Forbes, cette situation intervient dans un contexte de croissance économique soutenue ces dernières années, largement portée par le secteur minier, mais toujours marquée par une inflation persistante qui pèse sur la stabilité de la monnaie.
Le classement est complété par le franc burundais en huitième position, l’ariary malgache en neuvième et le guaraní paraguayen en dixième place parmi les devises les plus faibles au monde en 2026.
Mariam Sylla






