L’État guinéen accélère la mise en œuvre de sa politique de lutte contre la pollution plastique. Après l’officialisation de l’interdiction des plastiques à usage unique, les autorités ont annoncé l’instauration de mesures transitoires destinées à accompagner les acteurs économiques impactés par cette réforme.
Lors d’une conférence de presse tenue récemment, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a précisé que l’application de cette mesure se fera de manière progressive. Cette approche vise à limiter les conséquences économiques pour les entreprises engagées dans la production et la distribution de ces matériaux.
Selon le ministre, un délai a été accordé aux unités industrielles afin de leur permettre d’écouler leurs stocks existants et d’amortir une partie des investissements réalisés. « L’objectif est d’accompagner les opérateurs économiques dans cette transition », a-t-il indiqué, précisant que la période d’adaptation s’étendra jusqu’en septembre 2026, date à laquelle les nouvelles dispositions entreront pleinement en vigueur.
Cette décision intervient à la suite de concertations entre les autorités publiques et les acteurs du secteur privé. Ces derniers avaient exprimé des préoccupations liées aux pertes financières potentielles et à la nécessité de disposer d’un temps d’ajustement suffisant pour réorienter leurs activités vers des alternatives durables.
À terme, les sachets plastiques visés par l’interdiction devraient disparaître progressivement du marché guinéen. Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de protection de l’environnement, dans un contexte où la gestion des déchets constitue un enjeu majeur pour les centres urbains du pays, notamment à Conakry.
Les autorités mettent en avant le caractère structurant de cette mesure dans la politique nationale d’assainissement. Elles espèrent ainsi réduire significativement la pollution liée aux plastiques, améliorer le cadre de vie des populations et encourager le développement de solutions écologiques de substitution.
Dans plusieurs pays africains, des initiatives similaires ont déjà été mises en place, avec des résultats variables selon les dispositifs d’accompagnement adoptés. En Guinée, le succès de cette réforme dépendra notamment de la capacité des autorités à soutenir les entreprises dans leur reconversion et à garantir le respect effectif des nouvelles règles sur l’ensemble du territoire.
En attendant l’échéance de septembre 2026, les autorités appellent à la responsabilité des acteurs économiques et des consommateurs afin de faciliter une transition progressive vers une économie plus respectueuse de l’environnement.
Alphadjo Diallo






