Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a annoncé, lundi 29 juin 2026, l’instauration d’une session de rattrapage pour le Baccalauréat unique en République de Guinée.
Cette mesure, rendue publique au lancement des épreuves de l’examen, entre en vigueur dès la session en cours.
Selon les autorités éducatives, cette nouvelle disposition concerne les candidats ayant obtenu une moyenne générale comprise entre 8,50/20 et 9,99/20 à l’issue de la session ordinaire. Il s’agit, d’après le ministère, d’offrir une seconde opportunité aux élèves proches du seuil d’admission.
Dans un communiqué officiel, le département précise que « la session de rattrapage sera organisée pour la première fois dans l’histoire de la République de Guinée à compter de 2026 ».
L’identification des candidats éligibles sera assurée automatiquement par la Direction générale des examens et contrôles scolaires, concours et passerelles (DGECS-CP).
Les épreuves de rattrapage devront se tenir dans un délai maximal de 21 jours après la publication des résultats de la session ordinaire. Les candidats concernés composeront dans un maximum de deux disciplines non validées, avec une priorité accordée aux matières de spécialité.
Le ministère souligne que les conditions d’organisation de ces épreuves – notamment en matière de surveillance, de correction et de délibération – resteront conformes aux standards appliqués lors de la session principale.
Les notes obtenues au rattrapage pourront remplacer celles de la session ordinaire si elles sont supérieures.
Pour être déclarés admis, les candidats devront atteindre une moyenne générale d’au moins 10/20 après délibération. Le département insiste par ailleurs sur le fait que le diplôme obtenu à l’issue du rattrapage aura la même valeur académique et juridique que celui délivré après la session ordinaire.
Toutefois, pour cette première mise en œuvre, les admis par rattrapage bénéficieront d’une orientation prioritaire vers les filières de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, conformément aux mécanismes nationaux d’orientation.
Les autorités justifient cette réforme par la volonté de renforcer l’équité dans le système éducatif et de réduire les échecs liés à de faibles écarts de performance. Elle s’inscrit, selon le ministère, dans une dynamique plus large de modernisation des modalités d’évaluation et d’amélioration de l’accès à l’enseignement supérieur et à la qualification professionnelle.
A travers ce dispositif, le gouvernement entend accroître les chances de réussite des candidats tout en maintenant les exigences académiques associées à l’examen du Baccalauréat.
Mariam Sylla






