Le Syndicat national de l’Éducation (SNE) et la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE) entendent reprendre leur mot d’ordre de grève à compter du lundi 5 janvier 2026. Le mouvement, suspendu début décembre, est relancé malgré la reprise annoncée des négociations avec le gouvernement.
L’annonce a été faite le 31 décembre 2025 par Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, lors d’un entretien accordé à la presse accordé à nos confrères de mosaiqueguinee.
Le responsable syndical a mis en cause l’attitude des autorités, qu’il accuse de n’avoir pas mis à profit la période des congés scolaires pour faire avancer les discussions.
Selon lui, ’’après la suspension du mot d’ordre de grève, des négociations ont repris, mais le gouvernement n’a pas fait preuve de bonne foi’’, évoquant des ’’manœuvres dilatoires’’ et regrettant l’absence d’initiatives concrètes pendant les vingt jours de congés.
Dans ce contexte, les syndicats grévistes appellent les responsables des établissements publics à s’abstenir de toute ouverture des écoles à la rentrée, estimant qu’une reprise sans enseignants pourrait engendrer des troubles et des tensions entre élèves du public et établissements privés.
Maintien de la grève malgré la reprise du dialogue
Les responsables du SNE et de la FSPE réaffirment leur détermination à maintenir la grève, y compris en cas de reprise des discussions.
« Même si le gouvernement nous appelle autour de la table des négociations, la grève sera maintenue. Cette fois-ci, nous allons négocier dans la grève », a déclaré Michel Pépé Balamou, précisant que le mouvement se poursuivra jusqu’à la signature d’un protocole jugé satisfaisant par les enseignants.
Recrutements contestés et revendications syndicales
Les syndicats dénoncent également certaines pratiques de recrutement dans la fonction publique. Le secrétaire général du SNE affirme que 1 615 agents auraient été recrutés sans concours, alors que des enseignants contractuels en poste depuis 2018 restent, selon lui, sans salaire.
Parmi leurs principales revendications figurent la signature et l’application du statut particulier des enseignants, l’engagement des contractuels communaux non retenus, des enseignants dit ’’ omis’’, y compris ceux de Conakry, ainsi que le paiement des primes de préparation, de transport et de logement.
Des négociations prévues le 2 janvier sous la médiation du CNDS
Les négociations entre les syndicats grévistes (SNE et FSPE) élargi au SLECG et le gouvernement doivent reprendre ce vendredi 2 janvier 2026 à 10 heures au ministère du Travail et de la Fonction publique, sous la médiation du Conseil national du dialogue social (CNDS).
Ces discussions, rappelons-le, avaient été suspendues en raison des congés de fin d’année.
Mohamed Bangoura, responsable de la communication du SLECG, a indiqué avoir échangé avec les responsables de son organisation, qui devaient se prononcer sur la reprise des discussions.
Une source au CNDS a confirmé la tenue de la rencontre à l’horaire indiqué.
Alphadjo Diallo






