Les activités de la société minière CDM Chine, implantée dans la sous-préfecture de Kawessi (préfecture de Télimélé), sont à l’arrêt depuis le mardi 27 janvier 2026, à la suite d’un mouvement de grève déclenché par les travailleurs.
Le syndicat accuse l’entreprise de ne pas appliquer la convention collective des mines et carrières, entrée en vigueur en février 2025, et réclame une amélioration des conditions de vie et de travail.
Revendications syndicales
Selon le collège syndical, les engagements pris par la direction lors de précédents préavis de grève, finalement suspendus, n’auraient pas été respectés.
Les grévistes demandent notamment le reclassement des employés conformément à l’arrêté A/2025/757 du 21 août 2025 du ministère du Travail et de la Fonction publique, qui définit la catégorisation des emplois dans le secteur minier. Ils exigent également le paiement des indemnités dues aux travailleurs malades.
Ce nouveau mouvement s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes au sein de CDM Chine depuis 2025.
Position de la direction
Dans une note transmise à des médias guinéens le 30 janvier 2026, la direction de CDM Chine rejette l’ensemble des accusations syndicales. Elle affirme que le collège syndical ferait une mauvaise interprétation de l’arrêté 757, malgré plusieurs cycles de négociations.
La société met en avant plusieurs mesures qu’elle présente comme des concessions, dont l’octroi d’une prime spéciale de 1 350 000 GNF par travailleur au titre de l’année 2025, le relèvement de l’indemnité journalière pour maladies non professionnelles à 60 000 GNF (contre 41 666 GNF prévus par la réglementation), une prime mensuelle de 350 000 GNF et la prise en charge intégrale des soins médicaux.
La direction assure respecter à la fois la convention collective et l’arrêté ministériel en vigueur.
Incidents et perspectives
La direction qualifie la grève d’illégale et dénonce des actes qu’elle juge répréhensibles, évoquant notamment des menaces, des barricades et des agressions contre des travailleurs souhaitant reprendre le travail, ainsi que l’hospitalisation d’un huissier de justice mandaté dans le cadre du conflit.
Les deux parties ont été convoquées à une séance de médiation prévue le lundi 2 février 2026 à 10 heures à l’Inspection générale du travail.
En attendant, ce différend continue de paralyser les activités d’une entreprise importante du secteur minier guinéen, déjà confrontée à des conflits sociaux par le passé.
Alphadjo Diallo






