Hadja Andrée Touré, veuve du premier président de la République de Guinée, Ahmed Sékou Touré, est décédée ce mercredi 8 juillet 2026 au Maroc, où elle séjournait depuis plusieurs semaines pour des soins médicaux, selon des informations confirmées par son entourage familial.
Figure marquante de l’histoire politique guinéenne, Hadja Andrée Touré fut Première dame de la République durant toute la période de gouvernance de son époux, de l’indépendance du pays le 2 octobre 1958 jusqu’au décès de ce dernier en 1984.
Durant ces vingt-six années, elle a évolué au cœur du pouvoir, dans un contexte politique marqué par de profondes transformations institutionnelles et sociales.
Restée discrète sur la scène publique, elle n’en demeurait pas moins une personnalité influente, témoin privilégié des premières décennies de l’État guinéen.
Son parcours s’inscrit dans la mémoire collective comme celui d’une femme ayant accompagné, dans l’ombre, les grandes étapes de la construction nationale.
À la suite de l’annonce de son décès, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a réagi à travers un message de condoléances, exprimant sa « profonde tristesse » et sa « vive émotion ».
Le chef de l’État a salué la mémoire d’une femme qu’il décrit comme « un témoin privilégié et une actrice discrète des heures fondatrices de notre indépendance ».
Dans son message, publié sur ses canaux officiels, Mamadi Doumbouya a souligné que la défunte « n’était pas seulement une épouse et une mère », mais qu’elle avait également porté « avec dignité et constance le poids de l’Histoire et les épreuves qu’elle lui a réservées, sans jamais renier son attachement à la Guinée ».
Le président guinéen a estimé que cette disparition représente « une part vivante de la mémoire nationale qui s’éteint », rendant hommage à « une femme de courage, de résilience et de fidélité à son pays ».
Il a, au nom de l’État et en son nom personnel, présenté ses condoléances à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.
À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée concernant les circonstances du rapatriement du corps ni le programme des obsèques. La famille devrait préciser ces modalités dans les prochains jours.
Le décès de Hadja Andrée Touré intervient dans un contexte où la Guinée continue de revisiter son histoire politique et ses figures emblématiques.
Sa disparition ravive le souvenir d’une époque fondatrice, étroitement liée à la lutte pour l’indépendance et à l’affirmation de la souveraineté nationale.
La rédaction






