Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a procédé au dépôt de sa déclaration de patrimoine auprès de la Cour suprême, conformément aux dispositions de la Constitution adoptée par référendum le 21 septembre 2025.
Nommé et installé officiellement dans ses fonctions le 28 janvier 2026 au Palais de la Colombe, le chef du gouvernement a accompli cette formalité dans le délai de dix jours prévu par l’article 82 de la loi fondamentale.
La Constitution de 2025 restreint l’obligation de déclaration de patrimoine aux deux plus hautes autorités de l’exécutif, à savoir le Président de la République et le Premier ministre.
Cette exigence ne s’étend plus aux membres du gouvernement, contrairement aux constitutions précédentes.
Le Président de la République, Mamadi Doumbouya, avait pour sa part déposé sa déclaration de patrimoine le 22 janvier 2026, cinq jours après son investiture.
A l’issue du dépôt, Amadou Oury Bah a rappelé le caractère obligatoire de cette démarche, mettant en avant la nécessité de distinguer le patrimoine public du patrimoine privé dans l’exercice des responsabilités publiques.
« C’est une obligation constitutionnelle (…) qui confère la crédibilité de l’action gouvernementale et la confiance que les citoyens peuvent avoir à l’égard de leurs dirigeants », a-t-il déclaré.
La déclaration de patrimoine est conservée par la Cour suprême et fait l’objet d’un contrôle a posteriori par la Cour des comptes, dans le but de prévenir tout enrichissement illicite.
Cette démarche s’inscrit dans la politique de gouvernance prônée par les autorités de la transition. Toutefois, la Constitution de 2025 ne prévoit plus la publication publique des déclarations de patrimoine, une disposition qui suscite des débats sur le niveau de transparence institutionnelle.
Le dépôt de ces déclarations reste néanmoins présenté par les autorités comme un instrument de renforcement de la redevabilité au sommet de l’État.
Fodé Soumah






