A Labé, sept personnes impliquées dans l’agression violente d’une collégienne ont été placées sous mandat de dépôt, vendredi 6 février, à l’issue de leur audition par la Brigade de recherche.
Selon des sources sécuritaires, les personnes mises en cause, toutes de sexe féminin, ont été présentées au parquet avant d’être transférées à la maison centrale de Labé.
Les interpellations se sont déroulées en deux phases. Cinq suspectes ont été arrêtées dans la matinée, tandis que deux autres l’ont été en fin d’après-midi, à la suite de l’exploitation des premiers éléments de l’enquête.
L’affaire a pris une dimension nationale après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une agression collective d’une rare violence à l’encontre de la victime.
Les images, largement relayées, montrent une jeune fille frappée par plusieurs personnes à l’intérieur d’un domicile privé.
Cette vidéo a permis aux enquêteurs d’identifier les différentes protagonistes et de déterminer le rôle attribué à chacune dans les faits reprochés.
D’après des sources proches du dossier, les prévenues ont été inculpées pour violences collectives, coups et blessures volontaires sur une personne vulnérable, violation de domicile et calomnie.
Après leur déferrement en début de soirée, elles ont été écrouées en attendant leur comparution devant le tribunal.
Au regard de la gravité des faits et de l’existence d’éléments matériels jugés probants, notamment la vidéo incriminée, la justice pourrait opter pour une procédure de flagrant délit, permettant une tenue rapide du procès.
Cette affaire a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique, notamment dans la communauté éducative et parmi les organisations de défense des droits de l’enfant, qui appellent à une application rigoureuse de la loi et à un renforcement des mesures de prévention contre les violences en milieu scolaire.
Alhassane Baldé


