A quelques jours de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre, la Direction générale des élections (DGE) a réuni, mardi 23 décembre à Conakry, les observateurs électoraux nationaux et internationaux accrédités.
Cette rencontre visait notamment à préciser le cadre de leur mission et à rappeler les règles devant encadrer leur présence sur le terrain.
« Il est toujours bon d’expliquer le cadre légal et institutionnel de l’élection pour laquelle les observateurs sont déployés, le niveau d’exécution des activités préparatoires, et surtout de leur indiquer la conduite à tenir le jour du vote », a-t-elle déclaré.
Selon elle, la mission d’observation doit se faire dans le strict respect des lois nationales et des normes internationales.
« Nous leur expliquons le niveau d’exécution du processus électoral, comment les activités se sont déroulées, et comment cela doit se faire le jour du vote, quels sont leurs droits et quels sont leurs devoirs au regard des lois internationales, mais aussi des lois de notre pays et des règlements mis en place autour de l’observation », a précisé la responsable de la DGE.
Sur le terrain, notamment dans les bureaux de vote, la Directrice générale des Élections a insisté sur la neutralité et la retenue qui doivent caractériser l’action des observateurs.
« Les observateurs ne doivent pas rentrer dans un bureau de vote pour poser des questions aux membres des bureaux de vote sur les candidats. Cela leur est interdit », a-t-elle souligné.
Toutefois, Djénabou Touré a indiqué que certaines vérifications sont permises, dans un cadre bien défini.
« Ils peuvent s’informer pour savoir si les délégués des candidats sont dans la salle, mais ils ne peuvent pas aller dans le sens de poser des questions. Ils ne doivent pas s’immiscer dans le déroulement du vote dans un bureau de vote », a insisté Djénabou Touré.
Dans le même sillage, souligne la directrice générale des Élections, le même principe s’applique lors des opérations de dépouillement.
« Ils ne doivent pas s’immiscer également dans le dépouillement. Ils sont là, ils observent ce qui se fait, ils notent », a-t-elle rappelé, mettant en garde contre toute forme d’intervention directe.
Évoquant des expériences passées, la Directrice générale des Élections a tenu à préciser que l’observation ne saurait aller au-delà du cadre légal.
« Par le passé, la Guinée a connu des observateurs qui se sont immiscés dans la centralisation, et cela a créé beaucoup de problèmes. Ce n’est même pas prévu par les lois au niveau international », a-t-elle indiqué, rappelant l’essence même de la mission d’observation électorale.
« L’observateur, comme son nom l’indique, est là pour observer et faire un rapport à rendre à son institution ou à l’ONG qui l’a déployé sur le terrain », a-t-elle conclu.
Mariam Sylla






