Des tensions ont été observées le vendredi 26 juin 2026 sur le site minier de Layah, dans la sous-préfecture de Moussayah, où des travailleurs de la société Xinyuan Mining se sont mobilisés à la suite d’informations évoquant une possible libération du périmètre d’exploitation.
À l’origine de cette protestation, une note adressée à la société Xinyuan Mining, opérant en qualité de sous-traitante, lui demandant de libérer le site exploité sous licence de la société Ashapura. L’information, largement relayée au sein du personnel, a suscité une vive inquiétude quant à une possible suspension des activités.
Selon des témoignages recueillis sur place, plusieurs employés se sont rassemblés dans le district de Layah pour exprimer leur opposition à toute interruption des opérations.
Les manifestants ont notamment insisté sur les impacts socio-économiques du projet, qu’ils considèrent comme un levier essentiel de subsistance pour les populations locales.
Depuis la reprise de l’exploitation du gisement par Xinyuan Mining, après une période d’inactivité, des emplois directs et indirects auraient été générés, contribuant à la dynamisation de l’économie locale.
Une éventuelle fermeture du site est perçue par les travailleurs comme un facteur de précarisation accrue.
Face à la situation, des acteurs communautaires ont tenté de contenir les tensions, appelant à privilégier le dialogue. Ils ont également indiqué que des vérifications étaient en cours concernant la validité du document évoquant la libération du site.
Les autorités administratives locales se sont rendues sur les lieux afin d’évaluer la situation et engager des échanges avec les différentes parties prenantes. Toutefois, des mouvements de contestation ont persisté dans certaines localités voisines, traduisant une inquiétude largement partagée.
Ce nouvel épisode met en exergue les défis liés à la gestion des relations contractuelles dans le secteur minier guinéen, en particulier entre titulaires de permis et entreprises sous-traitantes. Il souligne également la forte dépendance des communautés riveraines aux activités extractives, rendant ces zones particulièrement sensibles aux perturbations opérationnelles.
Dans ce contexte, une clarification rapide du cadre contractuel et des intentions des parties apparaît essentielle pour prévenir une dégradation du climat social et garantir la continuité des activités dans cette zone stratégique.
Mariam Sylla






