Le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, a présidé, samedi 27 décembre 2025, au Palais Mohamed V de Conakry, la 3ᵉ session du Conseil Supérieur de la Défense Nationale.
Cette réunion intervient à la veille de l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025, un scrutin crucial marquant la fin de la transition engagée depuis le coup d’État du 5 septembre 2021.
Selon la Direction de la Communication et de l’Information de la présidence, le chef de l’État a salué le travail des forces de défense et de sécurité et les a exhortées à « redoubler d’efforts dans l’intérêt supérieur du peuple de Guinée ».
Mamadi Doumbouya a notamment réitéré la détermination de son gouvernement à garantir un scrutin sécurisé et apaisé.
Le président de la transition a assuré que « tout le dispositif sécuritaire est en place » pour permettre la tenue du vote dans des conditions normales sur l’ensemble du territoire.
Plus loin, Il a donné des instructions précises aux corps armés afin de prévenir tout acte de perturbation ou de violence.
« Il faut faire barrage aux esprits réfractaires qui manifesteraient des velléités de sabotage du processus électoral », a-t-il déclaré.
Le président a également réaffirmé que le processus électoral irait « jusqu’à son terme », avertissant que « rien ne l’arrêtera ».
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions politiques, alors que plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile réclament davantage de transparence dans la préparation du scrutin.
Parallèlement, la Direction Générale des Élections ( DGE) a confirmé que le matériel électoral avait été déployé dans les régions et que les forces de l’ordre étaient mobilisées pour sécuriser les bureaux de vote.
Les observateurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine sont également attendus pour suivre le déroulement du vote et celui du dépouillement.
Cette troisième session du Conseil supérieur de la défense nationale s’inscrit ainsi dans la dernière ligne droite d’un processus électoral que les autorités présentent comme la conclusion du calendrier de transition vers un retour à l’ordre constitutionnel.
La rédaction






