La Chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a prononcé, mardi 17 février 2026, l’acquittement de l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma.
Cette décision infirme le jugement de première instance et ordonne la restitution immédiate de ses biens.
Après plusieurs mois de procédure, le dénouement est tombé ce mardi à Conakry. La juridiction d’appel, siégeant sous la présidence du magistrat Francis Kova Zoumanigui, a déclaré Ibrahima Kourouma, ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, et son co-prévenu Mohamed V Sankhon, ancien directeur administratif et financier (DAF), non coupables des faits qui leur étaient reprochés.
Poursuivis pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite, les deux hommes ont été renvoyés des fins de la poursuite pour « délits non constitués ».
En conséquence, la Cour a débouté l’État guinéen de l’ensemble de ses demandes de réparation et a ordonné la levée des saisies sur les biens de l’ex-ministre.
Comparaison des verdicts
Ce verdict marque un tournant radical par rapport aux conclusions de la Chambre de jugement. Pour rappel, le premier magistrat en charge du dossier, Yacouba Conté, avait retenu la culpabilité d’Ibrahima Kourouma.
Le cas de Mohamed V Sankhon
Concernant l’ancien DAF, Mohamed V Sankhon, la Cour d’appel a simplement confirmé son premier jugement. Ce dernier avait déjà été déclaré non coupable lors de la phase initiale du procès, une position que le parquet ou la partie civile n’a pas réussi à faire infirmer en second ressort.
Cette décision de la CRIEF met ainsi fin à un feuilleton judiciaire qui cristallisait l’attention sur la gestion des fonds alloués à l’éducation nationale sous l’administration précédente.
Alphadjo Diallo






