L’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Aliou Badra Cheick Koné, a été remis en liberté ce jeudi 11 juin 2026 après plusieurs semaines de détention à la maison centrale de Coronthie. L’information a été confirmée par son avocat.
D’après la défense, cette libération fait suite à une décision de la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Plusieurs coaccusés impliqués dans la même procédure ont également bénéficié de cette mesure.
« Il est en liberté, tout comme les autres personnes poursuivies dans ce dossier. L’ordonnance de mise en liberté, assortie d’un cautionnement, prévoit un délai d’un mois pour le paiement. Il s’agit de l’exécution de la décision rendue par la chambre de jugement », a indiqué son conseil, Me Lanciné Sylla.
Aliou Badra Cheick Koné et ses co-prévenus avaient été arrêtés puis placés sous mandat de dépôt au début du mois d’avril. Parmi eux figurent notamment Abass Keïta, Diarra Moustapha Sanoh, Zahraa Makdisi, Mohamed Lamine Doumbouya, Fodé Fatoumata Camara et Said Elmi Kelhiye, ainsi que les sociétés B&B BTP SARL, SOCOBA SARL et FANKOU Construction.
Ouvert le 29 avril dernier devant la CRIEF, ce procès porte sur des faits présumés liés à l’attribution de marchés publics.
Selon l’accusation, les mis en cause sont poursuivis pour des faits portant sur un montant estimé à 240 milliards de francs guinéens.
Les charges évoquent notamment des soupçons de réception d’avantages indus, d’altération de documents administratifs, de manœuvres frauduleuses et de favoritisme présumé en faveur de la société B&B BTP SARL.
Par ailleurs, durant sa détention, Aliou Badra Cheick Koné s’est porté candidat aux élections locales du 31 mai 2026 en tant que tête de liste du mouvement Génération pour la Modernité (GMD) dans la commune de Matam.
Selon les résultats provisoires publiés par la Direction générale des élections, la liste qu’il conduisait est arrivée en tête du scrutin.
Fodé Soumah






