La Chambre des Appels de la Cour de Répression des Infractions économiques et financières (CRIEF) a poursuivi, ce mardi 19 mai 2026, l’examen d’un dossier portant sur des faits présumés d’escroquerie, d’abus de confiance ainsi que de faux et usage de faux impliquant plusieurs milliards de francs guinéens et près de 585 000 euros.
Parmi les quatre prévenus appelés à comparaître, seuls Fatoumata Traoré et Sékou Keita ont répondu présents à l’audience. Les deux autres mis en cause, Fayala Traoré et Bintou Doumbouya, étaient absents.
Leur conseil a expliqué devant la Cour que l’un séjourne actuellement à Norassoba, dans la préfecture de Siguiri, tandis que l’autre vit à l’étranger depuis son mariage.
Ces explications n’ont pas convaincu le procureur spécial Alphonse Charles Wright. Le magistrat a insisté sur le principe de la responsabilité pénale individuelle et a demandé la poursuite des débats malgré ces absences. Une position à laquelle la défense ne s’est pas opposée.
A la barre, Fatoumata Traoré a contesté l’ensemble des accusations portées contre elle.
De son côté, la défense a relevé des divergences concernant les montants évoqués dans le dossier, estimant que les chiffres avancés variaient selon les étapes de la procédure.
Une requête visant à reprendre les motifs d’appel a toutefois été rejetée par la partie civile, qui considère cette démarche comme une tentative de retarder l’examen du fond.
L’audience a finalement été renvoyée au mardi 26 mai 2026 en raison de l’absence d’un interprète qualifié.
Avant de suspendre les débats, le président de la Chambre des appels, Francis Kova Zoumanigui, a réaffirmé la volonté de la Cour de garantir le respect du principe du contradictoire tout au long de la procédure judiciaire.
Alhassane Baldé






