Le livre “Le discours sur la drogue” a été officiellement présenté et dédicacé, samedi 25 avril 2026, au Centre Culturel Franco-Guinéen, a-t-on constaté.
La cérémonie a réuni plusieurs cadres de l’institut Itinérant de Formation et de Prévention Intégrées contre la Drogue et autres Conduites Additives ( IIPIDCA), des proches de l’auteur, ainsi que des passionnés de lecture, venus découvrir ce nouvel outil de sensibilisation publié aux éditions L’Harmattan Guinée.
Composé de 57 pages, l’ouvrage de Mory Mandiana Diakité, directeur Général Adjoint de l’institut Itinérant de Formation et de Prévention Intégrées contre la Drogue et autres Conduites Additives, se veut à la fois un discours structuré et un récit à vocation pédagogique, destiné à alerter sur les dangers de la drogue et de l’automédication.
Dans la page de couverture, le texte est présenté comme ’’un outil de prévention novateur ’ visant particulièrement les jeunes, souvent exposés aux risques d’addiction.
Une approche littéraire au service de la prévention
Préfacier de l’ouvrage, le professeur Youssouf Sidimé a insisté sur la portée éducative du livre.
« C’est un livre qui est un véritable outil de combat contre la drogue. (…) Les moyens de coercition ne suffisent pas pour démanteler ce phénomène », a-t-il déclaré.
Selon lui, la lutte contre la drogue nécessite une approche multidimensionnelle.
« Le phénomène est cosmopolite. Pour le combattre, il faut une conjonction de plusieurs méthodes (…) ce livre interpelle toute la société : gouvernants, parents, éducateurs et forces de l’ordre », a indiqué le préfacier.
Poursuivant, l’universitaire a également salué une œuvre qu’il juge accessible et utile dans le cadre familial.
« Je ne finis pas de le lire. Je l’ai même fait passer dans la chambre de mes enfants », a-t-il confié.
« La plume plutôt que la répression »
De son côté, l’auteur explique avoir choisi la littérature comme vecteur principal de sensibilisation.
« Je me suis rendu compte qu’il faut des outils plus efficaces que la répression. L’ouvrage littéraire peut atteindre des espaces où les forces de sécurité ne peuvent pas », a affirmé Mory Mandiana Diakité.
Éducateur et chercheur engagé dans la lutte contre les conduites addictives, il défend une approche centrée sur la transformation des comportements.
« La littérature agit sur la sensibilité humaine (…) elle peut modifier positivement le comportement », a expliqué Mory Mandiana Diakité.
L’auteur ambitionne ainsi de contribuer à l’émergence d’une société indépendante de la drogue, tout en reconnaissant la complexité du combat.
« La conscientisation n’est pas un travail facile (…) mais ce n’est pas un combat perdu d’avance », admet-il.
Un plaidoyer pour une responsabilité collective
Au-delà de l’analyse du phénomène, l’auteur lance, à travers cet ouvrage, un appel appuyé à la société guinéenne.
« Nous sommes face à une démission collective (…) l’avenir d’une nation repose sur sa jeunesse », a-t-il insisté, évoquant une hausse préoccupante de la consommation de drogues.
Déplorant le manque de soutien institutionnel à ses initiatives précédentes, l’écrivain souligne également les défis liés à l’accès au livre.
« Les parents préfèrent parfois acheter des gadgets coûteux plutôt que des ouvrages éducatifs », a fait constater l’auteur qui reste engagé à poursuivre sa mission malgré les obstacles.
« C’est une mission. Peut-être que Dieu seul sait pourquoi je suis dedans », déclare- fièrement.
Un outil pédagogique ouvert à tous
Conçu comme un document de référence, Le discours sur la drogue se distingue par son langage accessible et sa dimension participative.
Ce livre, affirme son auteur, peut être utilisé aussi bien en milieu scolaire que dans les espaces communautaires, avec l’objectif de favoriser une prise de conscience collective.
A travers ce nouvel ouvrage, Mory Mandiana Diakité s’inscrit dans une démarche de sensibilisation durable, misant sur la force du verbe pour répondre à un enjeu de santé publique et de société.
Fodé Soumah






