Le collectif de défense du général de brigade Bienvenue Lamah est monté au créneau, jeudi 30 septembre 2026, pour répondre aux critiques formulées par la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’un de ses avocats, Maître Thierry Breton.
En cause, la contestation publique de l’acquittement du militaire ainsi que de sa récente promotion.
Dans un communiqué, les avocats du général expriment leur « vive indignation » après la conférence de presse tenue la veille par la FIDH et les parties civiles. Ils reprochent notamment à ces dernières de continuer à présenter leur client comme un « principal accusé », sans tenir compte de la décision de justice qui l’a relaxé.
Le collectif estime que cette posture contribue à entretenir une « confusion » dans l’opinion et porte atteinte à l’honneur de leur client.
« La culpabilité ne se décrète pas lors d’une conférence de presse », rappellent-ils, insistant sur le fait que toute contestation d’une décision judiciaire doit se faire dans le cadre des voies de recours prévues par la loi.
Promotion assumée
Les avocats défendent également l’élévation du général Lamah au grade de général de brigade, intervenue récemment.
Selon eux, cette promotion s’inscrit dans la continuité de son parcours professionnel, marqué notamment par ses fonctions passées à la tête de la gendarmerie régionale de Conakry. Ils y voient une reconnaissance de ses « compétences » et de sa « discipline ».
Des critiques visant la FIDH
Au-delà de la défense de leur client, les avocats s’interrogent sur la cohérence des positions de la FIDH. Ils estiment qu’une organisation de défense des droits humains devrait adopter une approche équilibrée, respectant à la fois les décisions de condamnation et celles d’acquittement.
Le collectif évoque également la question des indemnisations liées au premier volet du procès des événements du 28 septembre 2009. Il appelle à davantage de transparence sur les modalités de versement, soulignant que, selon les informations dont il dispose, la décision ayant conduit à ces paiements ne serait pas encore définitive.
Interrogations sur une autre procédure
Les conseils du général Lamah demandent par ailleurs des explications sur une procédure visant l’ancien ministre de la Défense en fonction à l’époque des faits, qui aurait abouti à une ordonnance de non-informer. Ils jugent nécessaire de clarifier le rôle de la FIDH dans ce dossier et les raisons de cette décision judiciaire.
Appel au respect de l’indépendance judiciaire
Dans leur déclaration, les avocats mettent en garde contre toute forme de pression sur la justice guinéenne. Ils rappellent que celle-ci rend ses décisions « au nom du peuple » et que les critiques ne doivent pas se transformer en attaques personnelles ou en remise en cause de son indépendance.
Le collectif appelle également à plus de retenue dans les prises de parole publiques, visant directement Maître Thierry Breton, tout en demandant la cessation des propos jugés diffamatoires.
Vers d’éventuelles actions judiciaires
Enfin, les avocats indiquent se réserver le droit d’engager des poursuites ou de saisir les instances disciplinaires compétentes en fonction des développements à venir.
Cette nouvelle sortie médiatique illustre les tensions persistantes autour des suites judiciaires des événements du 28 septembre 2009, un dossier sensible qui continue de susciter des réactions contrastées entre acteurs judiciaires, organisations de défense des droits humains et conseils des différentes parties.
La rédaction






