Réunis en conférence de presse ce lundi 21 septembre à Dixinn, les membres de l’Intersyndicale de l’éducation (composée du SNE, du SLECG et de la FSPE ) ont fait le point sur le processus de recrutement des enseignants engagé par les autorités, ainsi que sur l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.
Les responsables syndicaux ont indiqué ne pas être opposés à l’organisation d’un concours de recrutement. Ils affirment toutefois que cette étape doit s’inscrire dans le respect des engagements déjà pris entre le gouvernement et les partenaires sociaux du secteur éducatif.
Selon l’Intersyndicale, la question des enseignants contractuels communaux reste centrale. Les syndicats rappellent qu’un recensement suivi d’évaluations avait concerné plus de 14 000 enseignants en 2024.
À l’issue de ce processus, indique-t-on, 10 000 avaient été retenus, contre 4 500 non admis.
Ces derniers, selon les syndicats, présentent pour la plupart des résultats jugés acceptables, ce qui justifierait leur prise en compte prioritaire dans les futurs recrutements.
Les intervenants ont également évoqué la situation spécifique des enseignants contractuels de Conakry, pour lesquels une évaluation en pratique de classe est envisagée, conformément aux dispositions du protocole.
Sur le volet financier, l’Intersyndicale note des avancées liées à certaines primes et indemnités.
En revanche, elle déplore des retards dans la mise en œuvre des mesures techniques, notamment l’installation tardive de commissions chargées de traiter des questions liées aux contractuels, aux actes administratifs et au statut particulier du personnel éducatif.
Les syndicats conditionnent ainsi toute organisation de concours à la satisfaction de plusieurs revendications, dont l’intégration de certains enseignants contractuels, le paiement des arriérés de salaires, la régularisation des carrières et l’amélioration des conditions d’enseignement dans les écoles.
Pour l’Intersyndicale, ces préalables sont essentiels pour éviter des tensions et favoriser une rentrée scolaire dans un climat apaisé.
Mariam Sylla






