Interrogé ce vendredi 27 mars 2026 sur une éventuelle mise en circulation de billets de 50 000 francs guinéens, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a apporté des précisions sur la position des autorités, tout en recentrant le débat sur la question de la liquidité monétaire.
S’exprimant lors d’une conférence de presse coanimée avec la ministre de l’Environnement, Djami Diallo, le porte-parole a rappelé que la gestion de la politique monétaire relève exclusivement de la Banque centrale de la République de Guinée.
À ce titre, soutient-il, toute décision relative à l’émission de nouvelles coupures dépend des analyses techniques du gouverneur de l’institution.
Selon le ministre, la polémique autour de la valeur faciale des billets, qu’il s’agisse de 50 000 ou de 100 000 GNF, ne constitue pas l’enjeu principal. Il a insisté sur le fait que la problématique majeure demeure la circulation effective des espèces sur le marché.
En d’autres termes, la rareté des billets en circulation, toutes coupures confondues, serait à l’origine des crises observées sur la disponibilité du cash.
Le porte-parole du gouvernement a ainsi souligné que même en cas d’introduction de nouvelles coupures, leur impact resterait limité si elles ne sont pas suffisamment injectées dans le circuit économique.
Poursuivant, Il a évoqué une demande persistante pour des billets de petites et moyennes valeurs, dont l’insuffisance accentue les difficultés d’accès aux liquidités.
Par ailleurs, Ousmane Gaoual Diallo a indiqué que toute décision d’impression de nouvelles coupures, y compris celle de 50 000 GNF, serait motivée par des considérations techniques propres à la banque centrale, en fonction des besoins du système monétaire.
Pour illustrer son propos, il a évoqué les différences d’usage des grosses coupures à l’international, citant notamment la zone euro, où certains billets de forte valeur ont progressivement disparu dans plusieurs pays, tandis qu’ils restent courants dans d’autres.
Une situation qui, selon lui, reflète des habitudes et des cultures monétaires propres à chaque économie.
En l’absence de communication officielle de la banque centrale sur l’émission de nouveaux billets, le gouvernement appelle à la prudence face aux informations circulant sur le sujet, rappelant que seule une annonce de l’institution monétaire ferait foi.
Alphadjo Diallo




