Trente-six jours après l’éboulement meurtrier survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026 à la décharge de Dar-es-Salam, les autorités guinéennes ont officiellement mis fin, mardi 29 septembre, à la phase d’hébergement d’urgence dans la commune de Dixinn.
Les deux centres d’accueil installés dans des établissements scolaires ont été fermés, marquant la sortie de plus de 1 500 sinistrés vers des solutions de relogement autonome.
Chaque chef de famille a bénéficié d’un appui financier global de 21 millions de francs guinéens, destiné à couvrir six mois de loyer.
Ce montant, calculé sur une base mensuelle de 3,5 millions de francs guinéens, est réparti en deux versements : une première tranche de 10 millions remise lors de la fermeture des sites, suivie d’un second paiement de 11 millions annoncé dans un délai de dix jours.
Présent à la cérémonie, le directeur général de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), Lanceï Touré, a indiqué que ce dispositif vise à accompagner les sinistrés vers une réinsertion progressive.
L’opération concerne près de 2 000 personnes issues des zones touchées de Dar-es-Salam et de Hamdallaye 1.
Selon les données officielles, le recensement a identifié 115 concessionnaires et 511 locataires à Dar-es-Salam, contre 31 concessionnaires et 130 locataires à Hamdallaye 1.
Les autorités évoquent un processus d’identification structuré, reposant notamment sur l’attribution de codes par concession, la prise de photographies et la délivrance de badges individuels, y compris pour les nourrissons, afin d’assurer la traçabilité de l’assistance.
Le bilan sanitaire de la période d’hébergement fait état de 1 271 consultations médicales réalisées sur les deux sites. Les équipes de santé ont également enregistré deux accouchements, assuré le suivi de 19 femmes enceintes et effectué 56 transferts vers des structures hospitalières, dont la majorité vers le centre médical communal de la Minière et l’hôpital Donka.
En parallèle, les autorités ont annoncé le lancement des travaux de réhabilitation des établissements scolaires ayant servi de centres d’accueil.
Les opérations prévues incluent la remise en état des bâtiments, la désinfection des salles de classe, la réfection des installations électriques et hydrauliques, ainsi que l’équipement en mobilier scolaire, en vue de permettre la reprise des activités pédagogiques dans des conditions jugées adéquates.
L’éboulement de la décharge de Dar-es-Salam avait causé la mort de 36 personnes, selon le bilan officiel.
Mariam Sylla






