Prévue ce mercredi 9 septembre 2026, l’élection devant renouveler le bureau de l’Union des Travailleurs de l’Administration Parlementaire (USTAP) a été reportée. Une médiation engagée par le procureur spécial près la CRIEF doit permettre aux différentes parties de poursuivre les discussions.
Alors que les travailleurs étaient attendus aux urnes ce mercredi pour procéder au renouvellement de leurs instances, le processus électoral a finalement été suspendu.
La décision fait suite à une médiation engagée mardi 8 septembre par le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Cette démarche a réuni les différentes parties concernées par le différend qui oppose les responsables syndicaux à l’administration parlementaire.
À l’issue des échanges, un accord a été trouvé pour surseoir au processus électoral. Une nouvelle rencontre est programmée le lundi 14 septembre 2026, au cabinet du procureur spécial près la CRIEF.
Ce report intervient après plusieurs jours de tensions autour de la légitimité du bureau syndical et de la question du renouvellement de ses instances.
Le secrétaire général de l’Assemblée nationale avait annoncé la suspension des activités du bureau syndical, notamment en raison de l’expiration de son mandat. Les responsables syndicaux avaient contesté cette décision et maintenu leur volonté d’organiser l’élection destinée à mettre en place un nouveau bureau.
La situation avait ainsi placé les deux parties dans des positions divergentes, alors même que la date du scrutin approchait.
L’intervention du procureur spécial de la CRIEF ouvre désormais une séquence de dialogue. Dans son communiqué, le bureau syndical a salué cette initiative et indiqué rester disponible pour poursuivre les discussions dans un esprit de responsabilité et d’apaisement.
Le report du scrutin ne constitue donc pas, à ce stade, une annulation définitive du processus électoral. Il s’agit d’un sursis destiné à permettre aux parties de rechercher un accord sur les modalités de sortie de crise.
La rencontre du 14 septembre devrait ainsi être déterminante pour la suite du processus. Elle pourrait permettre de clarifier les positions des différentes parties et de dégager un éventuel compromis sur le renouvellement du bureau syndical de l’Administration parlementaire.
Fodé Soumah






